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Voici les bienfaits que la vitamine D3 ainsi que la vitamine K2 (mk7) peuvent vous apporter.

Vitamine D3

De plus en plus de gens connaissent l’importance de la vitamine D3 dans un certain nombre de rôles, y compris l’humeur, l’immunité, la prévention du cancer et semblent conscients de l’importance de sa supplémentation compte tenu de notre climat. Très peu d'aliments contiennent naturellement un taux de vitamine D3 et même les aliments enrichis n’en contiennent pas suffisamment pour couvrir vos besoins. Selon Statistique Canada, en 2010, deux Canadiens sur trois n’avaient pas un taux souhaitable de vitamine D pour le maintien de la santé globale et la prévention des maladies. Une carence en vitamine D se traduit par une augmentation des infections et par une décalcification osseuse qui mène souvent à l’ostéoporose.

On néglige souvent le fait que la vitamine D3 possède la structure d’un stéroïde et est réellement considérée comme une hormone stéroïdienne, similaire aux hormones sexuelles, estrogène et progestérone, ainsi qu’au cortisol (également appelée « hormone du stress »). En tant que tels, nous ne devrions pas être surpris qu’il soit démontré que la vitamine D3 peut augmenter certaines des fonctions de ces voies de signalisation hormonale. Par exemple, il a été démontré que la vitamine D3 a une incidence sur la fonction surrénalienne, réduit l’inflammation et améliore la fonction ovarienne chez les patients souffrant de problèmes de fertilité.

Le rôle potentiel de la vitamine D3 au sein de la fonction surrénale est particulièrement fascinant. Les surrénales s’activent pendant les périodes de stress, et pompent des niveaux élevés de cortisol. Le cortisol aide le corps à s’adapter au stress, à combattre l’inflammation, et à traiter d’autres hormones par la thyroïde et les ovaires. Au fil du temps, des niveaux élevés de stress peuvent entrainer une production inadéquate de cortisol, communément appelée fatigue surrénalienne. Il semble que la production de vitamine D3 par la peau semble jouer un rôle dans la régulation de ces hormones.

Une étude de l’Université de Sheffield au Royaume-Uni a démontré que la plupart des personnes souffrant du syndrome du côlon irritable avaient des taux insuffisants de vitamine D3. L’ajout d’une supplémentation en vitamine D3 ayant considérablement amélioré leur qualité de vie.  

Une autre étude intéressante suggère que la vitamine D3 puisse jouer un rôle dans la régulation des glucocorticoïdes pendant la grossesse. Au cours d’une étude menée sur des animaux en gestation, les chercheurs ont induit une carence en vitamine D3 et ont comparé les résultats à des niveaux de vitamine D3 suffisants chez les animaux. La carence en vitamine D3 maternelle a diminué l’expression d’une enzyme qui inactive le cortisol en passant au bébé par le placenta. Il s’agit d’un mécanisme de protection, car l’exposition excessive au cortisol pendant la vie fœtale est associée à une multitude de résultats indésirables, y compris une malformation et la diminution de croissance du fœtus, des défauts de santé ainsi qu’un risque accru de maladie cardiaque et de diabète à l’âge adulte. Bien qu’une relation détaillée entre la vitamine D3 et la fonction surrénalienne nécessite beaucoup plus d’étude et de clarification, il semble qu’un niveau adéquat de vitamine D3 soit plus important que ce que l’on pensait auparavant en ce qui concerne une fonction surrénalienne optimale.

Il est intéressant de noter aussi que des études récentes ont aussi démontré qu’avec la supplémentation en vitamine D3 on obtient des bienfaits significatifs sur la polyarthrite rhumatoïde. Au total, 39 patients atteints de PR précoce ont reçu de façon aléatoire un traitement standard contre les maladies auto-immunes avec ou sans addition de vitamine D3 en une seule dose de 300 000 UI. Après trois mois, les patients qui ont reçu de la vitamine D3 ont rapporté une amélioration significative de l’état de santé général. Une autre étude portant sur 150 patients atteints de PR qui avaient démontré une résistance à des médicaments anti-rhumatisme modifiant la maladie pendant trois mois a révélé que les patients avaient une carence en vitamine D3 et que l’addition de vitamine D3 sur une période de trois mois a entrainé des améliorations significatives de l’activité de la maladie ainsi qu’une augmentation des taux de vitamine D3. C’est un domaine intéressant à suivre dans les années à venir.

Vitamine K2 (mk7)

Depuis une décennie seulement, on s’intéresse à la vitamine K2 et au rôle qu’elle peut jouer dans la prévention ou même le traitement de l’ostéoporose ainsi que pour prévenir les troubles cardiovasculaires. Sa fonction principale est de modifier les protéines pour leur donner la capacité de se lier au calcium, le principal minéral des os et d’empêcher le calcium de se lier aux artères. De ce fait, la vitamine K2 contrôle et dirige le calcium afin qu’il se retrouver aux bons endroits dans le corps. La plupart des études épidémiologiques indiquent que la carence en vitamine K2 est associée à une réduction de la densité osseuse et à une augmentation du risque de fractures chez les personnes de plus de 60 ans particulièrement chez les femmes post ménopausées. Deux essais cliniques suggèrent que la vitamine K2 réduirait la récurrence du cancer du foie et augmenteraient le temps de survie. Une étude d’observation sur 11,000 hommes a également constaté qu’un apport élevé en vitamine K2 a été lié à une diminution du risque de cancer avancé de la prostate de 63%.

Combiné ensemble, ces deux vitamines D3 et K2 travaillent en synergie.



Sources : Philip Rouchotas, MSc, ND, et Heidi Fritz, MA, ND. Magazine Fleurir; Passeport Santé; Therapeutes magazine.


Références

  1. Jozic, I., et al. “Skin under the (Spot)-Light: Cross-Talk with the Central Hypothalamic-Pituitary-Adrenal (HPA) Axis.” Journal of Investigative Dermatology Vol. 135, No. 6 (2015): 1469–1471.
  2. Wierzbicka, J.M., et al. “Bioactive forms of vitamin D selectively stimulate the skin analog of the hypothalamus-pituitary-adrenal axis in human epidermal keratinocytes.” Molecular and Cellular Endocrinology Vol. 437 (2016): 312–322. doi: 10.1016/j.mce.2016.08.006. [Epub 2016 Aug 12]
  3. Tesic, D., et al. “Vitamin D Deficiency in BALB/c Mouse Pregnancy Increases Placental Transfer of Glucocorticoids.” Endocrinology Vol. 156, No.10 (2015): 3673–3679.
  4. Cottrell, E.C., et al. “Foetal and placental 11β-HSD2: ahub for developmental programming.” Acta Physiologica (Oxford, England) Vol. 210, No. 2 (2014): 288–295.
  5. Morris, K.L. and M.B. Zemel. “1,25-dihydroxyvitamin D3 modulation of adipocyte glucocorticoid function.” Obesety Research Vol. 13, No. 4 (2005): 670–677.
  6. Buondonno, I., et al. “Vitamin D and immunomodulation in early rheumatoid arthritis: A randomized double-blind placebo-controlled study.” PLoS One Vol. 12, No. 6 (2017): e0178463. doi: 10.1371/journal.pone.0178463. [eCollection 2017]
  7. Chandrashekara, S. and A. Patted. “Role of vitamin D supplementation in improving disease activity in rheumatoid arthritis: An exploratory study.” International Journal of Rheumathic Diseases Vol. 20, No. 7 (2017): 825–831.
  8. Muscogiuri, G., et al. “Focus on vitamin D and the adrenal gland.” Hormone and Metabolic Research Vol. 47, No. 4 (2015): 239–246.
  9. The effect of menatetrenone, a vitamin K2 analog, on disease recurrence and survival in patients with hepatocellular carcinoma after curative treatment: a pilot study. Medline 

 

 


Amitié,



Louise

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