Un best-seller ayant un succès phénoménal parmi les femmes de tout âge est intitulé «Fifty Shades of Grey» (Cinquante nuances de Grey) par E.L. James, et met en évidence le fait que les hommes sont beaucoup moins virils de nos jours qu’ils l’étaient il y a quelques décennies. Leur niveau de testostérone est plus bas, leur décompte de spermatozoïdes est à la baisse, et l’embonpoint devient un problème de plus en plus commun. Par contre, comme le fait remarquer Virginia Hopkins, co-auteure de plusieurs livres du Dr John Lee, cette situation a tout de même des effets positifs, puisqu’ils ont maintenant une plus grande sensibilité aux émotions des autres, de meilleures aptitudes à communiquer, vont offrir plus volontiers de faire la vaisselle ou de changer la couche du bébé, et qui plus est, ils sont moins agressifs et cherchent moins la chicane. Mais, ajoute Mme Hopkins, ça ne correspond pas toujours à l’idée qu’une femme se fait de l’homme dont elle rêve: même de nos jours bien des femmes préféreraient être séduites par un mâle musclé et bien testéronisé, genre Monsieur Univers.  

La physiologie de l’homme en perte de virilité
Dans son livre «L’équilibre hormonal pour les hommes» le Dr Lee affirme, et la recherche lui donne raison, que la tendance des hommes à être moins virils est davantage reliée à un niveau d’œstrogène élevé, qu’à un niveau de testostérone trop bas. L’œstrogène est l’hormone feminine par excellence, et la testostérone est l’hormone masculine par excellence. Toutefois, l’homme fabrique normalement un tout petit peu d’œstrogène et, de même, la femme fabrique un tout petit peu de testostérone.  «La différence» est donc dans la quantité de ces deux hormones qui sont fabriquées par chaque sexe. 

Depuis les années 50, l’exposition aux produits chimiques qui imitent les oestrogènes – connus sous le nom de «xénoestrogènes» a augmenté de façon alarmante. Nous trouvons ces faux estrogènes sous la forme de plastiques, de pesticides, de pollution industrielle, de smog, de fragrances artificielles (rafraîchisseurs d’air, assouplisseurs pour la lessive, parfums, etc.), de produits de soin pour le corps, de nettoyants de toutes sortes, de panneaux en fibres agglomérées, etc. etc. Toute cette exposition aux xénoestrogènes a un impact qui a été documenté chez les animaux (mammifères et poissons) et chez les humains. Ce sont des imposteurs hormonaux qui sont difficiles à gérer en particulier pour le corps de l’homme et cela donne aux cellules - incluant les cellules du cerveau – des messages contradictoires qui ont un impact sur tout le système endocrinien masculin.

Comme le dit le Dr Lee, nous vivons dans un véritable océan d'oestrogène et les effets physiologiques de l’œstrogène sont, entre autres, de favoriser la rétention d’eau, de faire accumuler la graisse dans les hanches et les fesses, de hausser le timbre de la voix et de faire grossir la poitrine. De plus, l’oestrogène s’oppose aux effets masculinisants de la testostérone.

La testostérone pour sa part, signale au corps de développer des muscles et de perdre du poids, de rendre la peau plus épaisse, d’augmenter la masse musculaire, de rendre la voix plus grave, d’empêcher le développement des seins et de faire pousser le poil sur le thorax et le visage. Un autre rôle universellement reconnu de la testostérone est d’augmenter la libido.

Le surplus de poids autant chez les hommes que chez les femmes augmente le niveau d’œstrogène étant donné que les cellules adipeuses sont de vraies manufactures d’œstrogène. En fait, les cellules adipeuses contribuent, par l’action de l’enzyme aromatase, à changer les hormones mâles en estrogène. La «bedaine de bière» ou l’adiposité abdominale mène à la féminisation des hommes, qui se manifeste entre autres par le développement mammaire, une sensibilité et une instabilité émotives accrues et une perte de libido. À noter que l’excès d’alcool et de marijuana augmente également le niveau d’œstrogène.

De plus, le régime alimentaire «standard» du monde occidental provoque une production élevée d’insuline de façon chronique à cause d’une trop grande consommation de sucre et de farine de blé raffinée (pain blanc, pâtes alimentaires, etc.) – et pour les hommes cela affaiblit les vaisseaux sanguins et aboutit à la dysfonction érectile.

Médicaments qui bloquent la production de testostérone
Aussi, il y a certains de médicaments d’ordonnance qui bloquent la production de testostérone et/ou augmentent le niveau d’oestrogène. Les médicaments qui sont les plus à blâmer, sont ceux qui sont utilisés contre les brûlures d’estomac (ex. Tagamet, Zantac, Prilosec), les benzodiazépines (Valium, Xanax), certains médicaments pour le cœur (Lanoxin, Norvasc), et certains antibiotiques (ketoconazole, metronidazole). Une façon de savoir si un médicament augmente l’œstrogène ou diminue la testostérone est de vérifier si la gynécomastie ou développement mammaire chez les hommes figure parmi les effets secondaires.

Il n’est donc pas étonnant de constater que l’industrie du body-building soit florissante, que les thérapies hormonales à base de testostérone pour les hommes soient un des secteurs de l’industrie pharmaceutique dont la croissance est la plus rapide.

La femme plus virile
Il est intéressant de noter aussi que pendant que les hommes deviennent moins virils, les femmes le deviennent de plus en plus. Dans notre culture occidentale contemporaine, la tendance pour les femmes est d'avoir le corps mince et musclé; donc plus «tom-boy» que «féminin». Les jeunes femmes d’aujourd’hui pratiquent un sport, vont au gym, sont sur le marché du travail, exercent leur autorité, sont plus actives, prennent des décisions et s’affirment de plus en plus. La musculation, que bien des femmes pratiquent au gym, augmente le niveau de testostérone, ce qui augmente leur capacité d’affirmation d’elles-mêmes, mais aussi leur libido. En d’autres termes, les hommes et les femmes commencent de plus en plus à se ressembler, surtout au mitan de la vie. Pour le meilleur ou pour le pire, pendant que la libido des hommes est en train de diminuer, il arrive souvent que celle des femmes augmente.

Mme Hopkins fait remarquer que la femme n’est pas aussi affectée par les xénoestrogènes que l’homme parce que tant que ses ovaires fabriquent de la progestérone (ou bien qu’elle prend un supplément de cette hormone), et que son ratio œstrogène / progestérone reste normal, son corps a la capacité de gérer l’excès d’œstrogène. Par contre, comme l’explique le Dr John Lee dans «Tout savoir sur la préménopause», les femmes qui ont plutôt tendance à avoir un faible niveau de progestérone et qui ont par conséquent une dominance en œstrogène, souffrent de SPM, de prise de poids, de rétention d’eau, de maux de tête, d’irritabilité, d’anxiété, de douleur aux seins et risquent davantage d’avoir des problèmes d’hypothyroïdie et de résistance à l’insuline. Elles voient aussi augmenter leur risque de cancer du sein.

Qu’en est-il de «la différence»?
Virginia Hopkins, dans un commentaire sur le livre de E.L. James publié sur son site web, se demande: «Est-ce qu’un homme moins viril aurait besoin d’une femme hypersexuelle ?» ou «Est-ce qu’une femme plus masculine aurait besoin d’un homme plus macho pour allumer son désir?». Mme Hopkins conclut: «Cela pourrait bien finir par être problématique. Les femmes rasent leur pubis, ce qui les fait ressembler à des petites filles prépubères. À quel point doivent-elles paraître jeunes pour être désirables sexuellement?» C’est d’ailleurs la question que bien des femmes se posent lorsque le fameux «démon du midi» prend possession de leur conjoint. Le fait est cependant qu’à ce moment critique dans leur vie de couple un supplément de progestérone bio-identique pourrait être d’un grand secours autant pour lui que pour elle. Et la lecture des ouvrages du Dr John Lee (en référence), pourrait aussi les aider à comprendre ce qui se passe dans leur corps et leur permettre de traverser sans faire naufrage cette tempête hormonale dans laquelle la ménopause et l’andropause les plonge tous les deux et qui présente souvent de grands dangers pour leur couple. Le danger est encore plus grand si la femme utilise une hormonothérapie comprenant des progestines comme l’acétate de médroxyprogestérone (Provera) dont les effets secondaires pourraient exacerber certains symptômes au niveau physique et psychologique. Voir à ce propos l’expérience des femmes qui utilisent le stérilet Mirena qui contient une progestine en lisant l'article ayant pour titre «ALERTE - Si vous utilisez ou songez à utiliser le stérilet MIRENA lisez ceci!». Bien des femmes ont perdu les pédales et vu leur vie de couple anéantie à cause de ce stérilet.

 

 

Références
Dr John Lee, M.D. «Tout savoir sur la préménopause» et «L’équilibre hormonal pour les hommes», Éditions Sully. Pour commander ces livres voir l’onglet «Boutiques / Matériel éducatif / Livres du Dr John Lee».  Pour plus d’information sur l’hormonothérapie pour les hommes, voir l’onglet «Coin des hommes».

Source
http://www.virginiahopkinshealthwatch.com/2012/09/fifty-shades-of-low-testosterone/

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