Dans un article intitulé «Les fibromes: comment éviter l’opération» (voir références ci-dessous), j’ai décrit le cas de Chantal L. de Montréal, alors âgée de 36 ans, qui avait refusé d’accepter le diagnostic médical selon lequel elle ne pourrait jamais mener une grossesse à terme à cause de ses problèmes gynécologiques. Je l’ai rencontrée cette semaine et elle me montrait le rapport médical fort peu encourageant que l’hôpital lui avait envoyé en septembre 2003: on y fait état d’un utérus fibromateux (présence de plusieurs fibromes jusqu’à 5 cm de diamètre), d’un gros kyste fonctionnel sur un ovaire, de déformation de la cavité utérine et d’épaississement anormal de l’endomètre.

À cause de cela, elle avait des menstruations très abondantes et avait fait plusieurs fausses couches. Elle souffrait également du syndrome prémenstruel et d’insomnie.

Un mois après avoir reçu ces résultats peu encourageants elle décide d’entreprendre un traitement hormonal basé sur l’usage de la progestérone bio-identique administrée par voie transdermique. C’est une décision courageuse de sa part car elle ne trouve pas de médecin qui puisse la suivre dans cette démarche. (Il y a, bien sûr, quelques médecins au Québec qui prescrivent la crème à la progestérone, mais ils sont en général débordés et ne peuvent prendre de nouvelles patientes.) Chantal devra donc se guider sur des ouvrages de référence tels que les livres du docteur John Lee et sur l’expérience des femmes qui ont utilisé ce genre de produit avec succès.

Les premières semaines ne sont pas faciles car le traitement avec la progestérone déclenche un grand nettoyage de son utérus. Elle passe d’énormes caillots de sang et elle est convaincue qu’elle a accouché d’un de ses fibromes! Elle fait en même temps une thérapie nutritionnelle avec des jus de légumes biologiques, dont le jus d’orge verte, le jus de carottes et le jus de betteraves.

Sa persévérance est récompensée: au bout de quatre moiselle passe de nouveau des examens et cette fois les médecins lui annoncent une bonne nouvelle: l’utérus est redevenu normal, les fibromes ont disparu ou presque. On lui affirme qu’il n’y a aucune raison qu’elle ne puisse concevoir un enfant! Nous sommes en février 2004. Au début de l’été, elle tombe enceinte mais elle fait une autre fausse-couche. On lui conseille d’attendre encore quelques mois pour stabiliser son système hormonal et refaire ses forces. À l’automne, elle est enceinte de nouveau, et cette fois elle arrive à maintenir sa grossesse. Cependant, ce n’est pas chose facile. Elle avait poursuivi sa thérapie avec la progestérone, qu’elle appliquait pendant la phase lutéale (les deux dernières semaines) de son cycle. Maintenant qu’elle est enceinte, elle continue d’utiliser la progestérone car elle sait que ses fausses couches étaient dues à un manque de cette hormone au début de la grossesse.

Étant donné son historique de fausses couches, il n’est pas surprenant que cette nouvelle grossesse soit très précaire. Pendant les quatorze premières semaines, elle a souvent des saignements et même des contractions qu’elle arrive heureusement à contrôler avec des applications de crème à la progestérone sur l’abdomen. Les contractions arrêtent quelques minutes après une application de crème. Pour les saignements c’est un peu plus long (une heure ou deux) et elle doit se coucher. Quasi par miracle elle arrive à maintenir sa grossesse et continue d’utiliser la crème jusqu’à trois semaines avant la date prévue de son accouchement.Le 6 juillet elle accouche à terme d’une magnifique petite fille vigoureuse et en pleine santé.

Chantal n’est pas la seule femme souffrant d’infertilité à cause de problèmes tels que les fibromes et l’endométriose à avoir pu concevoir un enfant à la grande surprise des médecins grâce à la progestérone bio-identique. Une naturopathe de Trois-Rivières me faisait part de l’expérience de Véronique, une femme dans la trentaine à qui les médecins avaient dit qu’elle serait infertile après avoir subi une opération d’urgence pour un cas grave d’endométriose. Avec l’aide de la progestérone bio-identique, Véronique a pu devenir enceinte seulement deux mois après son opération. Elle a mené sa grossesse à terme et accouché d’un petit garçon en parfaite santé qui a maintenant trois ans. Je pourrais citer nombre d’autres exemples de ce genre. À La Sarre en Abitibi, il y a même une femme qui est venue à une de mes conférences avec son bébé, toute fière de raconter son histoire de succès avec la crème à la progestérone… preuve à l’appui!

Que nous dit la science à ce sujet?
La pionnière dans l’utilisation de la progestérone bio-identique pour aider les femmes ayant des problèmes d’infertilité et de fausses couches est le docteur Katharina Dalton d’Angleterre.Le docteur Dalton a mené des expériences cliniques dans les années 50, il y a donc de cela un demi-siècle! Elle a publié les premiers résultats de ses recherches dans le prestigieux British Medical Journal en 1953. C’est en s’attaquant au problème du syndrome prémenstruel que le docteur Dalton a découvert que de rétablir l’équilibre hormonal avec la progestérone bio-identique permettait non seulement de trouver des solutions au SPM mais également à l’infertilité causée par les dérèglements hormonaux. Dans ma prochaine chronique, je parlerai plus en détail de l’expérience clinique du docteur Dalton ainsi que des études qui appuient cet usage de la progestérone bio-identique.




Références et lectures recommandées *:
- Dre Katharina Dalton, M.D., «Once a Month, Understanding and Treating PMS», Éditions Hunter House
- Pour en savoir plus sur la Dre Dalton: http://www.nytimes.com/2004/12/26/magazine/the-prophet-of-pms.html 
- Voir ma chronique intitulée: «Ce que votre médecin ne sait peut-être pas au sujet des hormones»

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