Beaucoup de femmes nous posent cette question car c’est un fait que la majorité des médecins continuent d’adhérer au protocole selon lequel une femme sous oestrogénothérapie qui n’a pas son utérus n’a pas besoin de progestérone. Voici l’expérience typique d’une femme que nous appellerons Marianne: Pourquoi tous les médecins que j’ai consultés depuis mon hystérectomie totale disent Non à la progestérone, et cela même si je l’ai déjà utilisée auparavant? Est-ce à cause du risque d’avoir le cancer du sein? Et avec ou sans l’utérus et les ovaires, est-ce qu’une femme a besoin d’un supplément de progestérone?

Comme cela arrive fréquemment, les médecins que vous consultez sont probablement confus au sujet de la différence entre les progestines (progestérone synthétique non bio-identique) comme le Provera, et la progestérone bio-identique (naturelle). Elles sont différentes. Vous trouverez un chapitre entier sur le sujet dans le livre «Tout savoir sur la préménopause» du Dr John Lee que vous pouvez commander chez Renaud-Bray, amazon.ca ou amazon .fr. En bref, il a été amplement démontré par maintes études que les progestines contribuent au cancer du sein, aux accidents cérébro-vasculaires, aux infarctus, aux maux de dos, aux sautes d’humeur, et plus encore. La progestérone n’a pas ces effets. La progestérone bio-identique (sous forme orale comme Prometrium ou sous forme transdermique) est la même hormone que celle produite dans le corps, et c’est pourquoi on l’appelle progestérone «bio-identique» ou «naturelle».

Les progestines ont été créées en laboratoire et par conséquent n’existent pas dans le corps humain et le corps les voit comme des imposteurs. Le message que ces hormones chimiques apportent aux cellules n’est pas le même que celui prévu par la nature – c’est plutôt le message des inventeurs de ce produit synthétique. Si votre médecin insiste pour dire que les progestines et la progestérone sont pareilles, alors demandez-lui pourquoi les niveaux de progestérone sanguine n’augmentent pas lorsque vous prenez des progestines (par ex. Provera)? Ou bien, pourquoi les progestines ne sont pas utilisées dans les traitements pour l’infertilité? Ou encore, pourquoi les progestines causent des anomalies congénitales et des fausses couches, alors que la progestérone est l’hormone majeure de la grossesse?

Pour savoir pourquoi votre médecin ne comprend pas cela, voici la petite histoire des thérapies hormonales substitutives (THS):

  • Au milieu des années 60: on commence à donner de l’oestrogène provenant de l’urine de jument gravide (Premarin) aux femmes ménopausées et aux femmes hystérectomisées comme remède anti-âge.
  • Pendant une décennie, des milliers de femmes sont atteintes d’un cancer de l’utérus et en meurent après avoir pris des oestrogènes seuls. L’œstrogène demeure jusqu’à ce jour la seul cause connue du cancer de l’utérus.
  • 1975: Les scientifiques déterminent que l’oestrogène doit être «équilibré» par la progestérone. Mais la progestérone est une hormone naturelle qui ne peut être brevetée, donc des analogues artificiels appelés progestines sont inventés qui peuvent protéger la muqueuse utérine contre la stimulation de l’œstrogène, mais n’ont pas tous les avantages de la vraie progestérone. Toutes les progestines (il y en a plusieurs sortes) ont des effets androgéniques plus ou moins prononcés ainsi que des effets secondaires négatifs et même dangereux, que la progestérone n’a pas.
  • Un tour de force de marketing effectué par l’industrie pharmaceutique fait que des milliers de médecins et même les fonctionnaires des autorités de la santé en Amérique et en Europe confondent progestérone et progestines, et jusqu’à ce jour ne comprennent toujours pas la différence entre les progestatifs artificiels comme le Provera et la vraie progestérone. Pourtant ceci est expliqué très clairement dans leurs manuels scolaires, mais de fait ce ne sont pas les universités qui éduquent nos médecins, c’est plutôt l’industrie pharmaceutique.
  • Fin des années ’70: de plus en plus de femmes se plaignent des effets secondaires importants des progestines et refusent de les prendre. Donc, un nouveau protocole est établi: les femmes qui n’ont pas d’utérus peuvent prendre l’œstrogène seul.
  • Dans les années qui suivent: Des millions de femmes subissent des hystérectomies afin de pouvoir prendre de l’œstrogène sans les progestines.
  • Années 80 et 90:Le battage publicitaire de l’industrie pharmaceutique sur l’hormonothérapie conventionnelle réussit aussi à convaincre les femmes et leurs médecins que les hormones synthétiques non bio-identiques sont une vraie fontaine de jouvence en retardant les effets du vieillissement et en offrant une protection contre les maladies cardiovasculaires et l’ostéoporose. On oublie cependant de mentionner que l’œstrogène stimule également la multiplication des cellules des seins et l’incidence du cancer du sein commence à monter en flèche.
  • Été 2002: L’étude WHI (Women’s Health Initiative) démontre que les THS conventionnelles (oestrogène et progestines) augmentent le risque de cancer du sein, de maladies cardiaques, de troubles de la vésicule biliaire et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC). Elles n’offrent pas la protection escomptée contre l’ostéoporose.
  • 2002 à maintenant: Des millions de femmes cessent les THS à base d’hormones synthétiques et se tournent vers des alternatives plus naturelles, y compris les hormones bio-identiques.
  • À l’heure actuelle, les médecins sont plus confus que jamais et disent aux femmes à qui ils prescrivent de l’œstrogène que la progestérone est inutile si elles n’ont pas leur utérus, et que de plus elle augmente le risque de cancer du sein – ce qui va complètement à l’encontre de ce qu’ont démontré des études récentes.

Il est bien évident qu’aussi longtemps que ce seront les compagnies pharmaceutiques qui éduqueront nos médecins, nous resterons coincés dans la période noire de la médecine où le profit et la confusion règnent en maîtres.

On sait que de subir une hystérectomie avant la ménopause augmente le risque de maladies cardiovasculaires ou d’ostéoporose. Ce n’est pas seulement le manque d’oestrogènes qui est en cause, mais aussi le manque de progestérone et de testostérone car vous aurez un déficit de toutes les hormones stéroïdes. Les hormones aident réellement! Toutefois, elles aident encore plus si elles sont naturelles et si l’équilibre hormonal est maintenu en prescrivant des hormones bio-identiques dans les dosages physiologiques (prévus par la nature).

Après avoir subi une hystérectomie, les femmes qui utilisent les THS conventionnelles ont un risque accru d’avoir le cancer et des accidents vasculaires cérébraux (AVC), dû aux progestines et aux doses trop élevées d’oestrogènes qu’elles comportent.

Selon les résultats obtenus par deux études Européennes (voir les références ci-dessous ), les femmes avec ou sans utérus, et qui utilisent des hormones bio-identiques (estradiol et progestérone) n’augmentent pas leur risque de cancers hormonodépendants comme le cancer de l’utérus et du sein.

Si vous désirez avoir des détails plus précis sur la façon dont les oestrogènes, la progestérone et la testostérone peuvent vous aider à vous sentir mieux et à vivre plus longtemps, je vous suggère de lire les ouvrages du Dr John Lee et/ou «Hormones au féminin» par Sylvie Demers, M.D. Pour plus d’information sur ces livres et pour les commander, cliquez sur «Boutiques / Matériel éducatif».

 

 

Références:

Campagnoli C, Abba C, Ambroggio S, Peris C, Pregnancy, progesterone and progestins in relation to breast cancer risk. J Steroid Biochem Mol Biol, 2005 Dec;97(5):441-50. de Lignières B, de Vathaire F, Fournier S et al, "Combined hormone replacement therapy and risk of breast cancer in a French cohort study of 3175 women," Climacteric. 2002 Dec ;5 (4):332-40.

Fournier A, Berrino F et al, “Unequal risks for breast cancer associated with different hormone replacement therapies: results from the E3N cohort study,” Breast Cancer Res Treat 2007 Feb 27.

http://www.virginiahopkinstestkits.com/hysterectomyhormones.html

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