Dans l’importante étude «Women’s Health Initiative» (WHI), qui a fait couler beaucoup d’encre l’été dernier, les scientifiques ont interrompu le volet où les femmes prenaient la combinaison Premarin et Provera (Prempro) trois ans avant le terme prévu à cause de la mortalité plus élevée due aux crises cardiaques, aux problèmes de coagulation sanguine (accidents cérébro-vasculaires, thromboses, etc.) et au cancer du sein.

Il est à noter qu’un deuxième volet de l’étude WHI, où les femmes ne prennent que du Premarin (car elles n’ont pas leur utérus), se poursuit encore. Il semblerait donc que les effets secondaires constatés chez les femmes qui participent à ce volet de l’étude ont été beaucoup moins graves. Pourquoi? La réponse est évidente: c’est parce qu’elles ne prennent pas de Provera!

Le protocole médical actuel veut que les femmes sous hormonothérapie qui ont leur utérus doivent prendre une progestine (ou progestatif) avec l’oestrogène afin d’éviter un cancer de l’utérus. Il existe plusieurs sortes de progestines, mais le Provera est la marque de commerce la plus connue et prescrite. Les progestines sont des hormones de synthèse non bio-identiques qui ont certains des effets de la progestérone, notamment de protéger l’endomètre contre la stimulation excessive des oestrogènes, mais qui n’en possèdent pas toutes les propriétés bénéfiques. De plus, les progestines ont de nombreux effets secondaires alors que la progestérone bio-identique n’en a pratiquement pas!

Malheureusement, il existe beaucoup de confusion entre la progestérone et les progestines. Si vous avez regardé les émissions de télévision comme Enjeux et Découvertes au sujet de l’étude WHI, on utilisait presque toujours le terme «progestérone» alors qu’en fait c’était de «progestine» dont on parlait. Pourtant IL NE S’AGIT PAS DU TOUT LA MÊME CHOSE!Ce sont deux substances qui n’ont pas la même structure moléculaire, et par conséquent qui n’apportent pas le même message à nos cellules.

La raison pour cette confusion au niveau des médias, qui d’ailleurs existe également chez beaucoup de médecins, est que depuis l’invention des progestines en 1975, les compagnies pharmaceutiques ont eu un succès extraordinaire à propager de la désinformation dans le milieu médical et médiatique. C’était, bien entendu, dans leur intérêt: elles font beaucoup plus d’argent avec une invention de laboratoire qu’elles peuvent breveter, comme les progestines, qu’avec une hormone bio-identique qui n’est pas brevetable (on ne peut obtenir de brevet d’invention sur une substance qui existe déjà dans la nature).

Des études sérieuses ont démontré que la progestérone bio-identique protégeait contre le cancer du sein, alors que les progestines augmentent les risques de ce cancer. La progestérone bio-identique normalise la coagulation sanguine alors que les progestines augmentent les risques de coagulation pouvant mener à des thromboses, qui sont déjà plus élevés chez les femmes qui prennent des oestrogènes. Bref, les progestines augmentent plusieurs des effets indésirables des oestrogènes alors que la progestérone bio-identique peut les neutraliser.

Les femmes qui ne prennent que du Premarin ou d’autres oestrogènes d’ordonnance courent quand même des risques, qui augmentent avec les années d’usage, mais si elles ne prennent pas de progestine, les effets secondaires des oestrogènes sont souvent plus lents à se manifester! Le Dr Lee n’est pas contre l’oestrogénothérapie pour les femmes qui en ont réellement besoin, mais qu’elles aient leur utérus ou non, il insiste que la prise d’oestrogène devrait TOUJOURS s’accompagner de progestérone bio-identique, préférablement sous forme de crème transdermique.

La crème à la progestérone bio-identique est un remplacement hormonal dont l’aspect sécuritaire a été maintes fois prouvé. J’ai parlé dans une chronique précédente (voir références ci-dessous) de la Dre Katharina Dalton qui la prescrivait déjà à ses patientes il y a plus de 50 ans et dont le premier ouvrage remonte à 1953! Depuis ce temps, des millions de femmes dans tous les coins du monde l’ont utilisée sans que des effets secondaires inquiétants ou néfastes n’aient jamais été rapportés.

Lorsque les femmes demandent au Dr John Lee qu’est-ce qui arriverait en cas de surdose de crème à la progestérone, il leur répond qu’elles trouveraient les hommes plus attrayants (elle augmente la libido). La progestérone a également un effet calmant, et une surdose pourrait causer de la somnolence... rien de très inquiétant et qui disparaît dès qu’on diminue la dose. Au cours des cinq dernières années, j’ai entendu le témoignage de milliers de femmes dont plusieurs m’ont affirmé que la crème à la progestérone leur avait littéralement sauvé la vie.

La majorité des utilisatrices ont vu leur qualité de vie s’améliorer grandement. Combinée à une thérapie oestrogénique à base de phytoestrogènes (trèfle rouge, actée à grappes noires, baie de gattilier, etc.), nombreuses sont les femmes qui ont vu leurs chaleurs et autres symptômes de la ménopause disparaître et leur densité osseuse augmenter. Nombreuses sont celles aussi qui ont repris goût à la vie car leur dépression, leur anxiété, leurs sautes d’humeur sont devenues choses du passé.




Références et lectures recommandées:
- Dr John R. Lee, M.D., «Progestérone naturelle et équilibre hormonal», Éditions Sully
- Voir ma chronique intitulée: «Ce que votre médecin ne sait peut-être pas au sujet des hormones»

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