On se souviendra qu’en juillet 2002, le volet PREMPRO (Premarin-Provera) de l’étude Women's Health Initiative (WHI) qui devait s’étendre sur une période de quinze ans avait été brusquement arrêté trois ans avant la fin de l’étude, lorsque les données émanant de l’étude ont révélé des taux plus élevés de cancer du sein, d’infarctus, d’AVC, et de caillots sanguins dans le groupe prenant des hormones, comparativement au groupe prenant un placebo. Cela a causé une chute dramatique de l’usage des THS par les femmes de tout âge. Entre autres, la THS à base d’oestrogènes seuls chez les femmes âgées de 50 à 59 ans a chuté de 79%.  

Toutefois, une nouvelle étude suggère que l’abandon de la THS pourrait avoir été une erreur, spécialement pour les femmes plus jeunes qui ont subi une hystérectomie.

Tel que récemment rapporté par le Time Magazine: «Avant l’étude WHI, une THS à base d’œstrogène non bio-identique était prescrite à près de 90% des femmes ayant subi une hystérectomie, afin de remplacer les hormones que leur système reproducteur ne pouvait plus produire. Cependant, après l’étude WHI, seulement 10% de ces femmes ont continué d’utiliser les hormones, et d’après l’algorythme créé par les chercheurs pour estimer leur taux de survie, ils ont déterminé que cela pourrait avoir été un facteur dans le décès prématuré de 50,000 femmes aux É.-U. depuis 2002. En effet, aucune de ces femmes, qui étaient âgées entre 50 et 59 ans au début de l’étude, n’ont atteint leur 70ème anniversaire. La plupart sont décédées de maladies cardiaques, corroborant ainsi les liens qui avaient été faits dans les études précédentes, entre la THS et une diminution des problèmes cardiaques parmi les femmes ayant subi une hystérectomie avant la ménopause.»

En fait, plusieurs essais à grande échelle, effectués indépendamment de la WHI, ont indiqué que la prise d’oestrogènes équins seuls (Premarin), ou la combinaison d’œstrogène et d’une progestine (Prempro), augmentait le risque de développer non-seulement des AVC, mais aussi la démence, la thrombose veineuse profonde, l’incontinence urinaire et les problèmes de vésicule biliaire. De plus, la prise d’oestrogène seul, sans progestérone, augmenterait le risque de cancers hormonodépendants.

Dans une entrevue publiée sur le site web du Dr Joseph Mercola, le Dr Jonathan Wright, pionnier avec le Dr John Lee des hormones bio-identiques, affirme catégoriquement: «La forme d’hormone que vous utilisez (bio-identiques vs synthétiques) est clé pour obtenir les bons effets de l’hormonothérapie. Il faut se souvenir que l’étude WHI a utilisé une forme spécifique de THS, soit des oestrogènes équins (Premarin) seuls pour les femmes hystérectomisées ou une forme combinée appelée PREMPRO, qui contenait des oestrogènes équins en combinaison avec une progestine synthétique (différente de la progestérone naturelle), qui est l’acétate de médroxyprogestérone.» Les experts tels que le Dr Jonathan Wright, M.D., et le Dr John Lee, M.D., qui ont écrit des livres qui font autorité sur le sujet1, ont toujours affirmé ce les études confirment maintenant, c’est-à-dire que «Il est fort probable que l’utilisation d’hormones naturelles bio-identiques n’aurait pas produit les même résultats…»

Est-ce que les femmes qui sont ménopausée de façon chirurgicale devraient utiliser des oestrogènes?
À cette question, le Dr Wright répond sans hésiter: «Si vous avez subi une hystérectomie avant que la ménopause arrive normalement, il est très probable que vous ayez besoin de remplacer les hormones, puisque votre corps arrêtera subitement de les produire par lui-même, du moins, en quantité physiologique suffisante. La plupart des femmes qui ont recours à la ménopause chirurgicale devraient considérer sérieusement la THS. À ce moment-là, la question est de choisir les hormones sous la forme la plus appropriée.»

Malheureusement, comme le fait remarquer le Dr Wright, il y a encore des médecins qui prescrivent une THS qui inclut des progestines synthétiques (Provera) et des oestrogènes dérivés de l’urine de jument gravide (Premarin). Ces produits ne sont pas bio-identiques et par conséquent produisent des effets secondaires qui peuvent être très nocifs, surtout dans le cas des progestines, comme l’a démontré l’étude WHI. Les hormones bio-identiques sont fabriquées en laboratoire en transformant des ingrédients présents dans l’igname sauvage et le soya. La formule moléculaire de ces ingrédients, qu'on appelle des "stérols" peut être convertie en différentes hormones stéroïdes (p. ex. DHEA, progestérone, oestrogène et testostérone) ce qui apporte au corps le même message que nos propres hormones.

Alors que les femmes qui ont besoin d’un remplacement hormonal peuvent obtenir sans difficulté l’oestrogène bio-identique transdermique (p. ex. Estrogel ou Utrogestan) la raison pour laquelle il est difficile de se faire prescrire la progestérone bio-identique transdermique est que la confusion alimentée par l’industrie pharmaceutique entre la progestérone et les progestines continue d’influencer les médecins et fait en sorte qu’ils ne prescrivent la progestérone qu’aux femmes qui prennent de l’oestrogène et qui ont leur utérus car selon eux, la progestérone ne sert à rien d'autre que de protéger l'urérus de la stimulation estrogénique qui pourrait mener au cancer. Comme le fait remarquer le Dr Lee, cette situation persiste surtout à cause de l’ignorance médicale au sujet du rôle de la progestérone dans le corps humain et des dangers présumés de cette hormone qu’on confond avec les progestines. Dans ses ouvrages, le Dr Lee dénonce ce protocole médical qui fait que les femmes qui ne prennent que de l'oestrogène se retrouvent souvent dans un état de déséquiilibre hormonal causé par la dominance oestrogénique qui a un impact négatif sur la glande thyroïde et peut augmenter les risques de cancers hormonodépendants, en particulier de cancer du sein.

La meilleure façon d’administrer les hormones bio-identiques
Dans l’entrevue en référence, le Dr Wright conseille aux femmes de garder à l’esprit que lorsque vient le temps d’administrer les hormones bio-identiques, certaines méthodes de distribution sont franchement supérieures à d’autres. Selon le Dr Wright, la supplémentation par voie orale est sans doute la pire option, puisque le foie métabolise tout ce qui entre dans le système digestif avant de l’envoyer dans la circulation sanguine, ce qui fait que la plupart des hormones ingérées seront décomposées en métabolites potentiellement nuisibles. Toute méthode qui contourne le foie sera donc plus efficace et plus naturelle d’un point de vue physiologique. Comme le fait aussi remarquer le Dr John Lee dans ses ouvrages: «Si la nature de fait pas passer les hormones par l’estomac, il doit y avoir de bonnes raisons.» Un autre point sur lequel le Dr Lee insiste fortement est que l’oestrogène et la progestérone sont des hormones qui agissent en synergie et qu’il est sage de respecter la sagesse de la nature à cet égard: en d’autres mots, l’oestrogène doit toujours être accompagné de progestérone, qu’une femme ait son utérus ou non.

Les crèmes hormonales sont une des alternatives qui permettent aux hormones de contourner le foie. Cependant, puisque la progestérone en particulier est liposoluble (soluble dans les graisses), elle peut s’accumuler dans vos tissus adipeux. Ceci n’est pas nécessairement nocif en soi, mais peut perturber l’équilibre avec les autres hormones et réduire l’efficacité de la THS. Pour déterminer la dose à administrer lorsque vous utilisez une crème hormonale, il faut d’abord être à l’écoute de votre corps et, au besoin, être guidée par un(e) praticien(ne) de la santé ayant de l’expérience avec ce type de produit et qui peut prescrire un dosage de vos hormones (par un test sanguin, salivaire ou urinaire). Le Dr Wright recommande maintenant d’appliquer la crème à la progestérone au niveau du périnée (grandes lèvres) car l’application au niveau des muqueuses évite l’accumulation dans les tissus adipeux.

Des gouttes sublinguales peuvent aussi être une option intéressante, puisque de cette façon les homones entrent directement dans la circulation sanguine et ne s’accumuleront pas dans les tissus. Il est également plus facile de déterminer la dose à utiliser, car chaque goutte correspond à environ un milligramme se progestérone. Par contre, le Dr Lee était d’avis que ce type d’application, tout en produisant un effet plus rapide, est également plus éphémère.

Depuis les années 90, l’usage de la progestérone transdermique s’est répandu grâce aux ouvrages de médecins tels que les Drs John Lee, Jonathan Wright et Christiane Northrup. Toutefois, comme le fait remarquer le Dr Wright, ce produit fonctionne bien chez la plupart des femmes, mais après 3 à 6 mois, il peut y avoir une diminution des effets bénéfiques. En revanche, l’administration d’hormones bio-identiques via les muqueuses (périnée) est très prometteuse. Pour plus d’informations, vous pouvez écouter l’entrevue du Dr Mercola avec le Dr Wright (en anglais seulement). Les différentes méthodes d’administration y sont discutées vers la fin de l’intrevue. 

 

 

Source
http://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2013/08/05/hormone-replacement-therapy.aspx?e_cid=20130805_DNL_art_1&utm_source=dnl&utm_medium=email&utm_content=art1&utm_campaign=20130805

Références:

  1. Pour les livres en français du Dr John Lee, visitez l’onglet «Boutiques / Matériel éducatif».
  2. Stay Young & Sexy with Bio-Identical Hormone Replacement: The Science Explained by Jonathan V. Wright, Lane Lenard and Suzanne Somers (Dec 16, 2009)

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