Par Daniel Kalish D.C.

Depuis près de vingt ans, Daniel Kalish a traité avec succès des patientes qui souffraient de déséquilibres hormonaux, de fatigue, de fringales, de dépression, de problèmes digestifs et de plusieurs autres problèmes de santé. Le Dr Kalish a fondé la Natural Path Clinic California, où il dirige une équipe composée de médecins, de nutritionnistes, de chiropraticiens, de psychothérapeutes, de physiothérapeutes, d’entraîneurs personnels, de massothérapeutes et d’acupuncteurs et ce, depuis plus de 10 ans. Il maintient actuellement un service international de consultations téléphoniques pour les patients et les médecins formés en médecine naturelle. Il a conçu des programmes de santé pour nombre d’athlètes, incluant des champions du monde de skateboard, des joueurs de hockey, des coureurs d’élite, des triathlètes, des golfeurs, des joueurs de tennis et des champions du monde en haltérophilie.  

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L’intolérance au gluten est une cause passablement méconnue de déséquilibres hormonaux et qui affecte un grand pourcentage de patients. La coupable est une molécule que l’on appelle gliadine, qui est présente dans certaines céréales et qui cause des symptômes chez les personnes intolérantes au gluten. Les céréales qui sont les plus problématiques sont le blé, le seigle, l’orge, l’épeautre et le Kamut; alors que le maïs, le riz, le millet, le quinoa et le sarrasin sont généralement considérés comme sécuritaires.

Quant à l’avoine, voici ce qu’on trouve sur passeportsante.net « Pour ce qui est de l’avoine, cette céréale ne contient pas de gliadine, mais renferme une autre molécule de composition semblable, l’avénine. Étant donné leur grande ressemblance moléculaire, on a attribué à l’avoine les mêmes effets physiologiques que ceux entraînés par le blé. Toutefois, de plus en plus d’études ont démontré que l’avoine serait tolérée par la grande majorité des personnes coeliaques1.  Cependant, étant donné le manque de certitude, la Fédération Québécoise de la Maladie Cœliaque et l’Association Canadienne de la Maladie Cœliaque, déconseillent pour l’instant aux personnes intolérantes au gluten, de consommer de l’avoine, d’autant plus que cette céréale risque fortement d’être contaminée par d’autres céréales comme le blé ou l’orge.»2

Chez les personnes qui sont génétiquement allergiques à la gliadine, la molécule se combine avec une l’enzyme transglutaminase, qui déclenche une réaction inflammatoire auto-immune dans l’intestin grêle. L’intolérance au gluten produit un syndrome de malabsorption. Chez les personnes intolérantes, le gluten détruit les villosités de la muqueuse intestinale, ce qui réduit la capacité de l’intestin à absorber adéquatement les nutriments, et ce qui mène à certaines déficiences nutritionnelles chroniques et à des malaises intestinaux comme des ballonnements, des gaz, de la diarrhée et de la constipation, aussi bien qu’à d’autres symptômes comme la fatigue, la dépression, l’humeur maussade, et l’anxiété. Il peut également y avoir des symptômes neurologiques comme des douleurs cuisantes, des engourdissements ou des sensations de picotement dans les bras et les jambes, et la malabsorption du calcium peut causer des tensions et des crampes dans les muscles, des éruptions cutanées et éventuellement l’ostéoporose. Les migraines sont un autre symptôme potentiel.

Chaque personne a un degré différent d’intolérance au gluten. S’il est modéré, vous pourriez seulement devenir un peu bouffie ou gonflée après avoir consommé des aliments qui contiennent du gluten, alors que les personnes qui ont une réelle allergie au gluten, et qui souffrent d’une maladie que l’on nomme «maladie cœliaque», peuvent avoir de sérieuses complications au niveau digestif, et ce, seulement en consommant une petite quantité de ces aliments.

Certaines personnes qui ont la maladie cœliaque sont diagnostiquées dans l’enfance si leurs symptômes sont suffisamment significatifs. Ceux qui ne démontrent pas de symptômes en bas âge sont souvent mal ou pas du tout diagnostiqués. Et contrairement aux jeunes enfants qui démontrent des symptômes clairs de malabsorption et de famine, les adultes qui souffrent de la maladie cœliaque auront des symptômes beaucoup plus vagues comme la fatigue, la dépression et des problèmes digestifs. Les analyses de laboratoire de routine vont rarement révéler le problème. Ces personnes auront tendance à aller vers des cliniques de médecine naturelle comme celle du Dr Kalish, qui sont plus habituées à travailler avec des gens qui ont des intolérances alimentaires. Il s’avère que de plus en plus de patients souffrent de « maladie pré-cœliaque », une forme plus subtile d’intolérance au gluten. Ces patients souffrent habituellement de problèmes de santé chroniques plusieurs années avant que l’on découvre la source de ces problèmes. Pire encore, les gens qui souffrent de maladie pré-cœliaque ou qui sont légèrement intolérants au gluten peuvent développer la vraie maladie cœliaque lorsqu’ils vivent des stress physiques ou émotionnels comme une chirurgie, une grossesse, un accouchement, une infection ou simplement en consommant une grande quantité de gluten.

La maladie cœliaque peut être héréditaire. Près de 10 % des gens qui ont la maladie ont des parents, des frères, des sœurs ou des enfants qui en sont porteurs. Mais puisque les symptômes ne sont pas toujours clairs (certaines personnes intolérantes au gluten ne développeront pas nécessairement les symptômes les plus évidents comme les problèmes digestifs), et puisque la maladie cœliaque a des conséquences au niveau hormonal pour les femmes, il peut être utile pour les femmes qui ont des antécédents familiaux de la maladie et qui vivent certains des symptômes qui y sont associés, de faire un test de dépistage. Les autres personnes qui sont à risque de développer une intolérance au gluten sont celles qui ont des désordres immunitaires comme le diabète de type 1, le lupus et la maladie d’Hashimoto (thyroïdite chronique). La maladie pré-cœliaque est très courante. Plus de 50% des patients qui viennent dans les cliniques de santé naturelle obtiennent une amélioration de leur santé en général, seulement en réduisant ou en éliminant le gluten de leur alimentation.

Le lien avec les hormones féminines

Une relation très étroite a été établie dans la littérature médicale, entre l’intolérance au gluten et les hormones progestérone et oestrogènes. De plus, la plupart des patientes qui ont une intolérance au gluten ont également un déséquilibre hormonal au niveau des glandes surrénales, et les symptômes deviennent exacerbés lors de la ménopause.

De sérieux problèmes de santé se révèlent souvent d’eux-mêmes lorsqu’une femme qui a une intolérance au gluten atteint la péri-ménopause. Lorsque la production ovarienne d’hormones sexuelles diminue, le déséquilibre hormonal qui en résulte est aggravé par une grande consommation de gluten. Le stress causé par l’inflammation du tractus gastro-intestinal et par l’instabilité du taux de sucre sanguin, font augmenter la production de cortisol par les glandes surrénales. Ceci augmente la quantité de gras corporel et cause souvent de la fatigue et une humeur instable. Lorsque les femmes qui sont intolérantes au gluten continuent de consommer des aliments contenant du gluten, et qu’elles ne peuvent plus absorber les nutriments dont elles ont besoin, leur niveau de cortisol va chuter au plus bas, ce qui causera éventuellement un épuisement des glandes surrénales. Le Dr Kalish suggère donc aux femmes qui vont consulter pour des symptômes de déséquilibres hormonaux, de demander à leur médecin un dépistage pour l’intolérance au gluten ou la maladie pré-cœliaque.

Site web: www.drkalish.com

 

 

Références:

  1. Storsrud S, Olsson M, et al. Adult coeliac patients do tolerate large amounts of oats. Eur J Clin Nutr. 2003;57:163-169.
  2. www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=avoine_nu

Source:
http://www.coreonehealth.com/gluten-sensitivity-and-female-hormones

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