Ceci est une traduction intégrale d’un article diffusé le 7 avril 2010 par l’Agence de presse canadienne

Une nouvelle étude indique que si plus de Canadiens augmentaient leur apport en vitamine D, le taux de mortalité prématurée pour cause de maladie diminuerait de 16 pour cent, soit 37,000 décès par année.

Les statisticiens ont comparé les données sur la déficience de la population canadienne en vitamine D avec les données sur une variété de maladies et de troubles de la santé, y compris les maladies des os (p. ex. l’ostéoporose), le cancer, les maladies auto-immunes et les maladies cardiovasculaires. 1

Cette étude note entre autres que les Canadiens ont un niveau sérique moyen de vitamine D de 67 nanomoles/litre, Les bienfaits escomptés sur le plan de la réduction des maladies étaient basés sur un accroissement des niveaux de cette vitamine à 105 nmols/litre, qui serait considéré un niveau optimal.

Susan Whiting du College of Pharmacy and Nutrition de l’université de Saskatchewan, qui est co-auteure de cette étude, a déclaré lors d’une entrevue que bien des experts décrivent un niveau de 75 nmols par litre comme le minimum requis pour se maintenir en bonne santé.

Statistiques Canada rapportait le mois dernier (mars 2010) que 65 pour cent d’un échantillon de Canadiens provenant de 15 différentes régions du pays qui ont passé un test sanguin pour mesurer leur niveau de vitamine D, n’ont pas satisfait à l’exigence minimum de 75 nmols par litre.

Une source primaire pour obtenir de la vitamine D est bien sûr le soleil, mais étant donné que les Canadiens vivent beaucoup à l’intérieur et que l’ensoleillement l’hiver ne permet pas la synthèse de la vitamine D par la peau, il est difficile de maintenir des niveaux constants de vitamine D, même si on peut l’obtenir par la consommation de certains aliments et de suppléments. Malheureusement, les apports recommandés par les autorités de la santé sont bien en-dessous du minimum requis pour éviter les troubles de santé que peut entraîner une carence de cette vitamine.

Pour ce qui est de l’impact économique, l’étude soutient qu’une augmentation des niveaux de vitamine D à l’échelle de toute la population réduirait le fardeau fiscal sur le système de santé canadien d’environ 14,4 milliards $. Autant au Canada qu’aux États-Unis, les autorités de la santé se penchent sur cette question et espèrent présenter des recommandations très bientôt étant donné l’évidence scientifique qui s’accumule concernant les effets bienfaisants qu’auraient des niveaux adéquats de vitamine D sur la santé publique.



1 Cette recherche a récemment été publiée dans la revue scientifique «Journal of Molecular Nutrition and Food Research».



L’article suivant a été publié sur le site de la Life Extension Foundation le 7 avril 2010 (voir référence à la fin de cet article). Ceci est une traduction intégrale de cet article.

La recherche suggère que le cancer du sein pourrait être éradiqué si les femmes maintenaient des niveaux adéquats de vitamine D
«Le cancer du sein est une maladie si directement reliée à une déficience en vitamine D que le risque qu’une femme peut courir d’être victime du cancer du sein pourrait littéralement être éradiqué en augmentant son niveau de vitamine D pour atteindre ce que les scientifiques considèrent comme le niveau naturel de cette vitamine dans le sang.»

Ceci est essentiellement le message que le pionnier de la recherche sur la vitamine D, le Dr Cedric Garland, présentait à la conférence sur le diagnostic et le traitement de la déficience en vitamine D qui a eu lieu à la faculté de médecine de l’université de Toronto le 6 avril 2010. Il s’agissait de la plus importante assemblée de scientifiques menant de la recherche sur cette vitamine en Amérique du Nord cette année. Plus de 170 chercheurs, fonctionnaires de la santé publique et professionnels de la santé y assistaient. On considère que cette réunion a posé un jalon dans la recherche sur ce sujet si vital pour la santé publique.

La présentation du Dr Garland a donné le ton à cette conférence qui a passé en revue divers aspects des nouvelles connaissances qui s’accumulent sur la vitamine D, une discipline en plein essor qui a donné lieu à la publication de plus de 3,000 communications scientifiques au cours des 12 derniers mois. On s’entend pour dire que la vitamine D est de loin le sujet qu’on retrouve en tête de liste des préoccupations des chercheurs médicaux. Déjà cette année on a pu relier la vitamine D à la réduction du risque de deux douzaines de cancers de différents types, en plus de réductions notables des cardiopathies, de la sclérose en plaques et de bien d’autres maladies.

Au sujet du cancer du sein, le Dr Garland a noté que selon les dernières données de la Société canadienne du cancer environ 22,700 femmes ont été diagnostiquées avec le cancer du sein en 2009. On estime que 97% des Canadiens ont une carence en vitamine D à un moment ou l’autre au cours de l’année, en bonne partie à cause des faibles rayons UV du soleil en hiver.

Tous les scientifiques s’accordent pour dire que le soleil est de loin la source la plus abondante de vitamine D (on peut obtenir jusqu’à 15,000 UI avec une exposition de 15 minutes au soleil en été). D’autres sources connues sont le saumon, certaines huiles de poisson et bien entendu les suppléments.

Les niveaux sanguins recommandés par un groupe des chercheurs présents à cette conférence sont de 100-150 nanomoles/litre en se basant sur un test sanguin approprié.

Le Dr Garland, dont la présentation était intitulée «Breast Cancer as a Vitamin D Deficiency Disease» (Le cancer du sein, une maladie reliée à la carence en vitamine D) s’est appuyé sur des données scientifiques pour affirmer que le fait d’augmenter les niveaux de vitamine D chez les femmes réduirait le risque de ce cancer de plus de 77%.

La «vitamine du soleil» était autrefois considérée comme bonne seulement pour maintenir la santé des os, car elle aide le corps à fixer le calcium. Mais les recherches récentes démontrent que toutes les cellules de notre corps ont des récepteurs pour cette vitamine qui aide à contrôler la croissance normale des cellules. De plus, le Dr Garland a présenté des nouvelles preuves selon lesquelles un niveau trop faible de vitamine D compromet l’intégrité des liaisons cellulaires dépendantes du calcium, ce qui permet aux cellules cancéreuses renégates de se répandre plus facilement dans le corps.

Malgré les preuves de cette déficience épidémique en vitamine D au Canada, moins de 9% des Canadiens ont fait vérifier par un professionnel leurs niveaux de vitamine D. 1

1 Pour obtenir un test sanguin de vitamine D, vous n’avez qu’à indiquer à votre médecin que vous aimeriez avoir ce test. Il peut être ajouté sans problème au test sanguin de routine que le médecin fait faire lors de votre check-up annuel.

Source:
http://www.lef.org/news/LefDailyNews.htm?NewsID=8973&Section=VITAMINS&source=DHB_091106&key=Body+ContinueReading

Note de Micheline...
Connaissez-vous votre niveau sanguin de vitamine D? Sinon, il faudrait peut peut-être commencer à y songer… Votre santé et votre longévité pourraient fort bien en dépendre ! Et si votre médecin n’est pas convaincu de l’importance d’avoir cette information, insistez. Vous avez plus de 800 études scientifiques à l’appui. Votre médecin ne pourra sûrement pas vous dire que les bienfaits de la vitamine D ne sont pas prouvés!

Commentaire:
Plutôt que de vous donner mes commentaires, je préfère vous faire part de ceux du Dr Joseph Mercola, publiés sur son site www.mercola.com, le 5 novembre 2009.


Les fonctionnaires de la santé publique, les médias et la plupart des professionnels de la santé répètent depuis des années que le soleil est dangereux et qu’on devrait éviter de s’y exposer. Et pour compliquer les choses encore plus, on vous conseille de ne pas sortir de chez vous sans vous couvrir d’une copieuse couche d’écran solaire.

Il est incroyable qu’une recommandation aussi à l’encontre du bon sens ait été si largement acceptée, car la majorité des gens se rendent compte qu’ils se sentent mieux quand il fait soleil dehors. C’est que votre corps sait que vous avez BESOIN du soleil pour demeurer en bonne santé.

À cause de cette campagne de marketing sans répit liant l’exposition au soleil au cancer de la peau, la déficience en vitamine D est maintenant la norme plutôt que l’exception.

Dans le nord des États-Unis (et à plus forte raison au Canada), à la fin de l’hiver le niveau moyen de vitamine D est seulement de 15 à18 ng/ml, ce qui est considéré comme étant un état très sérieux de déficience. On croit que plus de 95% des personnes âgées et 85% du reste de la population ont une carence de cette vitamine si vitale pour la santé et le bien-être.

Le rôle de la vitamine D dans votre corps
Il y a environ 30,000 gènes dans votre corps et il a été démontré que la vitamine D a un impact sur 2,000 de ces gènes. C’est une des principales raisons pour lesquelles cette vitamine a un impact sur tant de maladies, dont le cancer, les maladies cardiovasculaires et l’arthriste rhumatoïde.

Ces conseils peu judicieux d’éviter le soleil comme la peste pourrait fort bien être responsable de plus de 600,000* cas de cancer par année qui auraient pu être prévenus. Au niveau mondial, on estime à un million annuellement les pertes de vie dues à la carence en vitamine D.

Ces statistiques donnent à réfléchir, surtout qu’il serait si simple et si peu dispendieux d’y remédier...

Une exposition appropriée au soleil permet au corps de produire sa propre vitamine D, et la meilleure façon de s’assurer un niveau de cette vitamine qui aidera à éviter un grand nombre de maladies graves ou de divers troubles de santé.

Ainsi, des études ont démontré que vous pouvez réduire votre risque de cancer de PLUS DE LA MOITIÉ simplement en optimisant votre niveau de vitamine D avec une exposition judicieuse au soleil.

On sait que la vitamine D combat le rhume et la grippe car elle régule l’expression de gènes qui influencent notre système immunitaire pour attaquer et détruire les bactéries pathogènes et les virus. De fait, on a constaté qu’il est rare qu’une personne ayant des niveaux optimaux de vitamine D attrape la grippe.

Ça fait une décennie que je préconise les vertus de l’exposition sécuritaire au soleil pour optimiser les niveaux de vitamine D. Je réitère ici que la meilleure façon d’obtenir votre vitamine D est d’exposer régulièrement une surface assez grande de peau au soleil ou dans un lit de bronzage sécuritaire. Notez que je parle d’une surface qui en valle la peine – vous promener dehors quelques minutes en manches longues / pantalons longs ne va pas faire l’affaire.

Au nord des É.-U. (et au Canada) la géographie vous empêche bien sûr de profiter des rayons du soleil ayant la force nécessaire pour effectuer la synthèse de la vitamine D dans le corps. Il faut alors prendre la vitamine D en supplément. Ceci n’est pas aussi efficace que l’exposition au soleil mais vous en retirerez quand même des bienfaits. En hiver, la dose typique pour un adulte serait de 5,000 à 6,000 UI par jour. Il ne faut pas penser que 1,000 à 2,000 unités vont faire l’affaire. Les chances sont que TEL NE SERA PAS LE CAS.

Deux mille unités par jour n’est simplement pas un apport suffisant en vitamine D pour la plupart des adultes à moins qu’ils soit exposés aux rayons UV du soleil ou d’un lit de bronzage sécuritaire.

En se basant sur les recherches les plus récentes, la recommandation est maintenant de 35 UI de vitamine D par livre de poids corporel (environ 17 UI par kilo). Par conséquent pour un enfant de 40 livres (20 kilos) la dose serait de 1,400 UI par jour et pour un adulte de 170 livres (85 kilos) la dose serait près de 6,000 UI. En été ces doses sont réduites selon l’exposition au soleil.

Notez toutefois qu’il ne s’agit que de suggestions. Les besoins individuels peuvent varier énormément. La seule façon de savoir si vous prenez la bonne dose est de mesurer votre niveau de «25 hydroxy D» dans le sang.

Quand on pense que ces idées sans fondement qui ont motivé les avis défectueux qu’on nous a donné d’éviter le soleil a coûté la vie à des millions de gens au cours de la dernière décennie ! Pendant ce temps, ceux qui se sont opposés à ce «dogme» étaient traités de charlatans. Maintenant plus de 800 références scientifiques leur donnent raison, en prouvant au-delà de tout doute que l’exposition judicieuse au soleil** est n’est pas un luxe ou un danger, mais une nécessité absolue.

Notes de Micheline...
*Ce chiffre est pour les États-Unis. Étant donné que la population canadienne est dix fois moindre, on pourrait estimer les cas évitables de cancer au Canada à 60,000.

** Les experts disent que l’exposition judicieuse au soleil consiste à s’exposer au soleil près de son zénith (entre 10 h et 14 h) pendant environ 15 minutes sans écran solaire (mais il faut en mettre dans le visage et sur les mains pour éviter les taches brunes). Selon les types de peau cette exposition sans écran solaire peut se prolonger quelque peu. La synthèse de la vitamine D a lieu lorsque la peau devient rosée (mais pas rouge). Donc, à tout prix continuez à éviter les coups de soleil (ne vous endormez surtout pas au soleil sans écran solaire!!!

www.santedesfemmes.com

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