Une étude menée aux Pays-Bas et dont le journal scientifique Diabetes Care a fait état le 27 avril 2010 a rapporté une association entre l’apport en vitamines K1 et K2 pour diminuer le risque de diabète de type 2.

Les chercheurs du Centre médical universitaire de l’université d’Utrecht ont analysé des données recueillies sur 38,094 participants âgés de 20 à 70 ans au début d’une étude qui a duré dix ans. Les réponses à des questionnaires de suivi ont été analysées pour l’apport en phylloquinone (vitamine K1) et menaquinone (vitamine K2). Pendant cette période, 918 cas de diabète de type 2 ont été diagnostiqués. L’analyse des données a démontré que chez les sujets dont l’apport en vitamine K1 était le plus élevé (25% des participants) le risque de développer le diabète, autant chez les hommes que les femmes, était réduit de 19% par rapport au même nombre de sujets dont l’apport en vitamine K était plus faible. Une plus grande consommation de vitamine K2 a également été associée à un bilan lipidique amélioré et à un niveau plus faible de protéine C-réactive, un important marqueur d’inflammation sur le plan cardiovasculaire.

Cette étude était la première à se pencher sur la relation entre la vitamine K et le diabète type 2. Les auteurs du rapport postulent que le mécanisme d’action de la vitamine K sur la prévention ou le contrôle du diabète est relié à son influence sur le métabolisme du calcium. De plus, les chercheurs croient que la réduction de l’inflammation observée chez les sujets consommant davantage d’aliments riches en vitamine K a contribué à améliorer la réponse cellulaire à l’insuline, diminuant ainsi l’insulinorésistance qui est le prélude au développement du diabète.

Référence:
http://www.lef.org/newsletter/2010/0511_Greater-Vitamin-K-Intake-Associated-with-Lower-Diabetes-Risk.htm?source=eNewsLetter2010Wk20-1&key=Article&l=0#article


Quelques faits concernant la vitamine K

La vitamine K1 provient des végétaux, en particulier les légumes vert foncé à feuilles, dont les graminées en herbe (herbe d’orge et herbe de blé). La vitamine K2 est fabriquée dans les intestins par l’action de certaines bactéries. Pour assimiler la vitamine K1, le corps doit la convertir en K2 par l’action des bactéries intestinales.

À cause de son rôle dans la synthèse de la prothrombine, la vitamine K joue un rôle très important dans la régulation de la coagulation sanguine. On peut noter que l’absorption de la vitamine K que contiennent les végétaux se fait mieux en présence de gras alimentaires consommés au même repas, tout comme c’est le cas d’ailleurs avec les deux autres vitamines liposolubles, soit les vitamines D et E. Une autre excellente source naturelle de vitamine K2 est le Natto, fabriqué à partir du soya fermenté.

Contrairement aux autres vitamines hydrosolubles, le corps ne fait pas de réserves de vitamine K. Bien que le corps puisse la recycler, des recherches récentes ont révélé que la carence de cette vitamine est chose très répandue au sein de la population. On attribue ce problème aux mauvaises habitudes alimentaires, la manque de cofacteurs (lorsque pris en supplément), les médicaments et le stress environnemental.

La vitamine K et la régulation du calcium
Imaginez une vitamine qui peut réguler l’utilisation du calcium par le corps et le maintenir dans les tissus osseux où il peut être utile et l’empêcher de migrer vers les artères où il peut être nuisible.

La vitamine K travaille en synergie avec l’acide gamma-carboxyglutamique. L’acide gamma-carboxyglutamique fait partie d’un type de protéines qui contrôle le calcium. Seule la vitamine K permet cette interaction. La vitamine K agit également sur les protéines qui contrôlent l’utilisation du calcium pour de leur permettre de se lier au calcium et ainsi d’assurer sa bonne utilisation par le corps. Sans vitamine K le calcium sort des os pour s’accumuler dans les tissus où il peut causer des problèmes sérieux.

La protéine la mieux connue de cette catégorie est l’ostéocalcine. L'ostéocalcine est une hormone protéique (protéine non-collagène) spécifique des tissus osseux. Elle est considérée comme un marqueur majeur de la formation osseuse. L’ostéocalcine a besoin de vitamine K pour faire son travail de remodelage de l’os. Sans vitamine K l’ostéocalcine est incapable de faire ce travail et les os se décalcifient. La vitamine K est par conséquent indispensable à l’entretien de la masse osseuse et au traitement de l’ostéoporose.

La vitamine K joue également un rôle important dans le métabolisme énergétique et dans la prévention et le contrôle du diabète de plusieurs manières:

en activant la prolifération des cellules sécrétrices d‘insuline dans le pancréas (les cellules «béta» de l'îlot de Langerhans),
en augmentant la sensibilité des cellules cibles de l’insuline, ce qui permet de réduire l’insulinorésistance touchant les diabétiques de type 2.
Il est donc assez évident que les aliments riches en vitamine K devraient faire partie du régime alimentaire de toute personne à risque de diabète ou souffrant de cette maladie. Les jus verts provenant de graminées en herbe (jus d’herbe d’orge et jus d’herbe de blé) constituent des aliments complets concentrés qui fournissent l’apport quotidien recommandé de vitamine K par portion de 1 c. à table. (Pour la description d’un tel jus, allez sur www.aimpourlasante.com et cliquez sur «BarleyLife» dans la colonne de droite. Vous pouvez également cliquer sur le module «Les jus santé» (colonne de gauche) pour télécharger le livret gratuitement.

L’interaction avec la vitamine D
On sait que la vitamine D jour un rôle primordial pour le maintien de la masse osseuse entre autres en activant le gène de l’ostéocalcine. Toutefois, comme on vient de voir, l’ostéocalcine a besoin de vitamine K pour remplir adéquatement ses fonctions vitales pour les os. De fait, on se rend maintenant compte que la vitamine K, tout comme la vitamine D, est en réalité une hormone indispensable à la santé des os.

Le fait est que bien que le rôle la vitamine D soit universellement reconnu, l’entretien de la masse osseuse est fonction de plusieurs facteurs, entre autres l’hormone parathyroïde, l’œstrogène, la progestérone, le calcium et la calcitonine (une autre hormone de la thyroïde). Lorsque tous ces facteurs sont présents et que la vitamine K est également présente en quantité suffisante, le squelette sera refait (remodelé) tous les 8 à 10 ans et ces tissus osseux seront d’excellente qualité. Aucun médicament ne peut en faire autant.

Quelques points à noter concernant la vitamine K
Un apport très élevé de vitamine E peut entraver l’action de la vitamine K. Toutefois, les quantités de vitamine E requises pour cet effet négatif sont énormes. La supplémentation en vitamine E jusqu’à concurrence de 1,200 UI par jour ne créera pas de problème.
Les antibiotiques éliminent la flore intestinale qui est nécessaire pour la conversion de la vitamine K1 venant des aliments en vitamine K2, la forme active de vitamine K.
Les médicaments comme les statines (pour réduire le cholestérol), les régimes faibles en gras, la consommation d’Olestra ou Olean (un substitut de gras qui ne peut être assimilé par l’organisme) et tout ce qui interfère avec le métabolisme des lipides réduit la biodisponibilité de la vitamine K. La vitamine K utilise également des lipoprotéines de transport pour voyager dans le courant sanguin (tout comme c’est le cas pour le cholestérol). L’assimilation de la vitamine K est assurée par la présence d’au moins un minimum de matières grasses.
L’huile minérale utilisée comme laxatif entrave l’absorption de la vitamine K. L’agent de conservation des aliments BHT peut aussi empêcher la vitamine K d’être assimilée.
Les maladies du foie et du tractus gastrointestinal, les calculs biliaires, les oestrogènes synthétiques et toute autre substance ou toxine qui interfère avec la fonction intestinale ou hépatique peuvent causer une déficience en vitamine K.
Les régimes qui limitent strictement l’apport en gras alimentaire sont à déconseiller. C’est l’huile dans votre vinaigrette qui vous permettra d’absorber la vitamine K présente dans votre salade. Et à propos, n’oubliez pas que la laitue vert-foncé (p. ex. la laitue romaine) contient beaucoup plus de vitamine K que celle de type «iceberg». En plus des graminées en herbe, toutes les laitues vert-foncé, en plus des épinards et du brocoli, sont reconnues comme de bonnes sources de vitamine K.
www.santedesfemmes.com

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