L’ostéoporose est un problème qui affecte 1,4 millions de gens au Canada, et 25% des femmes de plus de 50 ans. Cependant, les hommes ne sont pas exclus de ces statistiquespuisqu’ils subissent 35% des fractures de la hanche et 30% des autres fractures dues à l’ostéoporose. C’est un problème de santé extrêmement complexe qu’on cherche trop souvent à simplifier en le ramenant à un manque d’hormones ou de calcium. Quant aux compagnies pharmaceutiques, après avoir longtemps proclamé comme une certitude que l’œstrogène allait protéger les femmes contre l’ostéoporose, elles dépensent maintenant des milliards pour convaincre les médecins qu’elles ont inventé la pilule magique avec les biphosphonates (Fosamax, Didronel, Actonel).

Des études scientifiques sérieuses telles que le Women’s Health Initiative ont démontré que l’hormonothérapie n’était pas la panacée que l’on croyait pour éviter la perte de masse osseuse. Pour ce qui est des biphosphonates, il ne faut pas oublier qu’il s’agit là d’une forme déguisée de chimiothérapie puisque ces drogues «empoisonnent» les ostéoclastes, ces cellules qui résorbent les cellules osseuses qui meurent (voir référence #1 ci-dessous). Comme il arrive souvent, l’industrie pharmaceutique ne nous offre pas de vraies solutions mais plutôt de la fausse sécurité!

Voici les principaux facteurs de risque de souffrir d’une perte osseuse anormale au cours de votre vie:

  • mauvaise alimentation: consommation excessive de viande, de sucre, de café, d’alcool
  • «terrain» trop acide (mauvais équilibre acido-basique)
  • mauvaise digestion / manque d’acide chlorhydrique dans l’estomac
  • manque ou mauvaise assimilation de calcium et d’autres minéraux
  • petite ossature et/ou insuffisance de poids
  • sblation de l’utérus et/ou des ovaires, ligature des trompes
  • ménopause précoce (avant l’âge de 45 ans)
  • prise de certains médicaments comme la cortisone et les contraceptifs à base de progestatifs (p. ex. Depo-Provera)
  • dysfonction des glandes: surrénales, hypophyse, thyroïde, parathyroïdes
  • excès de stress et de cortisol (voir référence #2 ci-dessous)
  • déséquilibre hormonal, insuffisance d’oestrogène, de progestérone, d’androgènes
  • cycles menstruels absents ou irréguliers
  • masse osseuse optimale jamais atteinte (doit être atteinte à l’âge de 35 ans)
  • tabagisme
Devant une telle liste, il est difficile de ne pas se sentir menacé par l’ostéoporose. Pourtant, il est entièrement possible de prévenir cette maladie ou même d’améliorer notre masse osseuse sans prendre de médicaments.

Voici sept stratégies gagnantes:

Stratégie #1: S’assurer d’un bon apport en nutriments
On parle beaucoup de calcium, mais les recherches ont identifié au moins 17 autres nutriments qui sont importants pour la santé des os. Entre autres: magnésium, zinc, manganèse, bore, silice, cuivre et phosphore. On dit que jusqu’à 85% de la population nord-américaine manque de magnésium, minéral qu’on trouve de moins en moins dans l’alimentation non biologique. Parmi les vitamines, notons les vitamines D, C, A, B6, K, l’acide folique et l’acide pantothénique. La meilleure source de vitamine K (que l’on ne trouve pas dans les multivitamines vendues au Canada) sont les légumes vert foncé à feuilles ou les jus verts déshydratés (herbe d’orge ou de blé). Il est évident qu’il faut faire un effort pour consommer des fruits et des légumes bio, mais de nos jours la supplémentation est nécessaire pour la vaste majorité des gens.

Pour ce qui est du calcium, il faut, bien sûr, s’assurer qu’on en consomme suffisamment et à la ménopause il sera probablement nécessaire de prendre un supplément de ce minéral pour obtenir un apport optimal (1,200 à 1,500 mg par jour). Il faut favoriser les formes de calcium «chélatées» (citrate, lactate, aspartate, gluconate, orotate, hydroxyapatite, calcium de corail) qui sont plus faciles à assimiler surtout pour les personnes qui manquent d’acide chlorhydrique pour la digestion. Le citrate, lactate ou gluconate de calcium peuvent être pris entre les repas alors que les autres formes sont mieux absorbées lorsque prises en même temps que la nourriture. Il est recommandé de prendre une partie de votre dose quotidienne de calcium au coucher car il favorise le sommeil. Tout supplément de calcium devrait contenir du magnésium dans une proportion de 2:1 ou même 1:1, et, bien sûr, de la vitamine D3.

Stratégie #2: Adopter un régime plus alcalin
L’excès d’acidité est extrêmement dommageable pour tous les systèmes de notre corps, y compris la masse osseuse. Notre alimentation riche en sucre, céréales raffinées, protéines animales, café/thé et mauvaises graisses est très acidifiante. Pour avoir une alimentation plus alcalinisante, il faut mettre au menu beaucoup légumes biologiques, surtout les légumes vert foncé à feuilles, et des jus verts.

Stratégie #3: Maintenir l’équilibre hormonal
L’étude du Women’s Health Initiative a fait prendre conscience à la profession médicale que l’hormonothérapie conventionnelle n’était pas une panacée pour maintenir les os en santé. Les hormones non bio-identiques comme Premarin et Provera peuvent aider à contrôler les chaleurs et autres symptômes de la ménopause, mais ne peuvent pas prévenir efficacement l’ostéoporose. Pour les femmes (ou les hommes) qui sont en manque d’hormones et qui font de l’ostéoporose, l’avenir est à l’hormonothérapie à base d’hormones bio-identiques appliquées par voie transdermique (crèmes ou gels) et dosées pour répondre aux besoins individuels (voir référence #3 ci-dessous). C’est ce que le Dr John R. Lee, M.D., préconise depuis des années et la science lui donne maintenant raison. Pour les femmes dont la perte de masse osseuse n’est pas trop avancée, des extraits de plantes à effets oestrogéniques (isoflavones de trèfle rouge, de soja, etc.) peuvent aider. Il y a également l’ipriflavone, un concentré d’isoflavones qui a donné de bons résultats dans des études en Europe et ailleurs.

Stratégie #4: Éviter les voleurs de nutriments!
Bien des choses que nous consommons ont le potentiel d’appauvrir nos réserves de nutriments. Parmi ces «voleurs» il y a les protéines animales (surtout la viande rouge), le sucre, la caféine, l’alcool et le tabagisme. Certains médicaments, y compris les contraceptifs oraux et l’hormonothérapie à base d’hormones non bio-identiques appauvrissent également nos réserves de vitamines.

Stratégie #5: Améliorer la digestion des minéraux
La santé optimale, y compris celle de nos os, est impossible sans une bonne digestion. La flatulence, les ballonnements, les selles trop molles et la constipation sont autant de signes de troubles digestifs. Si c’est votre cas, il faudra peut-être pendant un certain temps ne pas manger de crudités. Il est toujours sage de prendre des enzymes digestives et des probiotiques. Un supplément d’acide chlorhydrique (HCl) est également une excellente façon d’assurer une bonne digestion des minéraux, surtout du calcium. Il ne faut pas oublier que le calcium mal assimilé non seulement n’aide pas nos os, mais peut être nuisible en favorisant des calcifications des tissus mous ou la formation de dépôts calcaires.

Stratégie #6: L’exercice, cet incontournable!
Un dicton anglais dit: «use it or lose it». Il s’applique parfaitement à nos os et à nos muscles, car si nous ne les utilisons pas ils dépériront. Une demi-heure par jour de marche (rapide si possible), préférablement en portant des poids ne coûte pas cher et donne des dividendes incroyables pour la prévention non seulement de l’ostéoporose mais pratiquement de toutes les maladies dégénératives, y compris le cancer.

Stratégie #7: Ne pas rester dans le noir
Contrairement à la mammographie, le test de densitométrie osseuse est non agressif et ne dégage qu’une infime quantité de radiation. Si vous avez des préoccupations concernant l’ostéoporose, demandez à votre médecin de vous prescrire ce test à tous les deux ou trois ans (mais ne vous laissez pas alarmer par l’interprétation qu’il/elle fait des résultats (voir référence #1 ci-dessous) et résistez à toute pression de prendre des biphosphonates à moins d’avoir 80 ans ou plus!). Une autre façon de savoir si vous êtes sur la bonne voie est de passer un test urinaire, qui doit également être prescrit. Ce test peut être fait plus fréquemment et donne des indices en cas de perte osseuse anormale.



Références et lectures recommandées:
- Réf. #1: voir ma chronique intitulée:«Les médicaments pour l’ostéoporose: oui ou non?»
- Réf. #2: voir ma chronique intitulée:«Le stress, le cortisol et l’ostéoporose!»
- Réf. #3: voir ma chronique intitulée:«Ce qu'il faut savoir sur les hormones naturelles pour bien gérer sa ménopause»

Les références aux ouvrages scientifiques sont données dans ces chroniques.

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