Quand les règles ont des ratés ou que les chaleurs se manifestent, les femmes se demandent si c’est la ménopause qui commence. Dans de tels cas, les médecins font habituellement vérifier les niveaux de FSH et de LH.

Selon le Dr George Gillson, directeur médical du laboratoire Rocky Mountain Analytical à Calgary, ce genre de test est fort peu fiable. Le Dr Gillson explique que des niveaux élevés de FSH et de LH sont des signes que le corps cherche à stimuler l’ovulation, mais ces données n’indiquent pas si ces efforts aboutissent ou non à des ovulations. Si l’ovulation a lieu, et que la progestérone est produite par le corps jaune (le follicule qui a libéré l’ovule prend ce nom alors qu’il se résorbe et fabrique de la progestérone), des règles peuvent se présenter. En d’autres mots, des niveaux élevés de FSH et de LH peuvent signifier qu’une femme approche de la ménopause, mais ces niveaux peuvent également être élevés chez les femmes dans les années qui précèdent la ménopause (la périménopause) et qui ont des cycles menstruels irréguliers. Le Dr Gillson dit que plusieurs médecins croient à tort que les niveaux de FSH augmentent en réaction au manque d’œstrogène, et que des niveaux élevés de FSH indiquent qu’une supplémentation œstrogénique est nécessaire. De fait, précise le Dr Gillson, la production de la FSH est liée de beaucoup plus près à une hormone peu connue appelée «inhibine».

Dans son livre «La thérapie hormonale plus efficace et sécuritaire, c’est possible!» le Dr Gillson explique que lorsque l’ovulation s’arrête complètement, la production d’œstrogène et de progestérone diminue également car les ovaires se mettent à fonctionner au ralenti. Sans corps jaune, la production ovarienne de progestérone tombe à zéro. Les ovaires continuent cependant à produire des petites quantités de certaines hormones, mais les glandes surrénales deviennent la source principale d’hormones – c’est véritablement notre «système de rechange», prévu par la nature pour produire les hormones qui assureront notre bien-être pour le reste de notre vie.

Les hormones, oui ou non?

Les œstrogènes: Toujours selon le Dr Gillson, qui reprend dans son livre les enseignements du Dr John R. Lee, M.D., malgré le fait que les œstrogènes sont communément prescrits pour la ménopause, pour bien des femmes la supplémentation n’est pas nécessaire. De fait, il y a des femmes ménopausées qui ont plutôt une dominance en œstrogène car leur niveau d’œstrogène est trop élevé par rapport à la progestérone. La dominance en œstrogène est principalement due à la diminution de la progestérone et à l’accumulation des produits chimiques à effets œstrogéniques appelés xénoestrogènes. Dans son livre «Tout savoir sur la préménopause» le docteur Lee mentionne plusieurs symptômes associés à la dominance en œstrogène: perte de libido, dépression, fatigue, seins fibrokystiques, confusion mentale, maux de tête, irritabilité, perte de mémoire, rétention d’eau, etc. Ce qui veut dire que de prendre de l’œstrogène pourrait exacerber ces symptômes pour certaines femmes! Le Dr Gillson, à l’instar du Dr John Lee, affirme sans équivoque que l’effet équilibrant de la progestérone constitue la clef pour résoudre les problèmes causés par la dominance en œstrogène.

La progestérone: La production de progestérone chute dramatiquement au début de la ménopause. Les glandes surrénales produisent encore des quantités minuscules de progestérone, mais la source principale, le corps jaune, ne fonctionne que sporadiquement à mesure que se multiplient les cycles anovulatoires. Les symptômes de déficience en progestérone rappellent ceux de l’excès d’œstrogène: perte de libido, dépression, fatigue, seins fibrokystiques, confusion mentale, irritabilité, perte de mémoire, rétention d’eau. Restaurer l’équilibre entre la progestérone et les œstrogènes est essentiel si l’on veut contrôler ces symptômes, et peut également aider à prévenir certaines maladies.

Les androgènes et la DHEA: Les androgènes chez la femme jouent un rôle dans le maintien de la libido, de la masse osseuse et de la masse musculaire. Leur principale source sont les ovaires et les glandes surrénales. La déhydroépiandrostérone (DHEA) est produite par les glandes surrénales. C’est l’hormone stéroïde la plus abondante dans notre corps et à la ménopause, elle devient le principal précurseur autant des androgènes que des oestrogènes nécessaires pour maintenir l’équilibre hormonal. Il est donc crucial de nous préoccuper de l’état de nos glandes surrénales quand arrive la ménopause. Le contrôle du stress, le style de vie, les médecines douces et, si nécessaire, une supplémentation temporaire en DHEA font partie d’une approche holistique pour soutenir les glandes surrénales. La DHEA peut aussi être d’un grand secours pour les personnes qui souffrent de fatigue, de manque d’énergie et d’une baisse de libido.(À noter qu’aucune plante ne se transforme en DHEA dans le corps humain.)

En bref...
Pourquoi certaines femmes arrivent-elles à traverser la ménopause sans symptômes incommodants alors que d’autres ont tant de problèmes? Le Dr John Lee a été le premier à parler de l’importance de maintenir l’équilibre hormonal. Il est évident qu’un niveau trop élevé d’une hormone par rapport aux autres peut entraîner des symptômes désagréables. Sachant cela, il devrait aller de soi que les médecins fassentune évaluation des symptômes et aident leurs patientes à rétablir l’équilibre hormonal. Malheureusement, il est extrêmement difficile de trouver un médecin qui prend le concept d’équilibre hormonal au sérieux.

D’autres facteurs qui entrent en jeu dans les symptômes de la ménopause sont le style de vie et le régime alimentaire. Tout comme l’a fait avant lui le Dr Lee, le Dr Gillson soutient que les femmes dont les glandes surrénales sont saines, qui gardent le stress sous contrôle par une attitude positive, qui s’alimentent bien et qui ont un style de vie actif ont en général une expérience positive de la ménopause.




Références et lectures recommandées:
- Dr John R. Lee, M.D., «Tout savoir sur la préménopause», Éditions Sully
- Dr. George Gillson, M.D., «La thérapie hormonale plus efficace et sécuritaire, c'est possible!»

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