Dans son bulletin de février 2010, la Dre Christiane Northrup soulignait ce qui suit:

Les maladies cardiovasculaires (MCV) sont en partie le résultat de l’accumulation de gras oxydé dans les vaisseaux sanguins. Ce gras se calcifie et éventuellement endommage les vaisseaux sanguins et le cœur. Ce risque peut être mitigé par l’alimentation, l’exercice et des changements au style de vie, mais la majorité des médecins parlent surtout de réduire à tout prix le niveau de cholestérol. Les statines sont leur cheval de bataille, qui ironiquement affaiblissent le cœur et causent des effets secondaires qui augmentent le risque de cardiopathie. Les études pointent de plus en plus vers la consommation excessive de sucre et une carence en certains nutriments comme cause première des MCV – et non pas les gras alimentaires ou le cholestérol. «J’ai bien dit», «d’insister la Dre Northrup», «Les gras alimentaires ne sont pas la cause des maladies du cœur comme on nous a longtemps fait croire. Le coupable c’est l’inflammation. Et la cause première de l’inflammation est le sucre. La montée en flèche de la consommation du sucre en Amérique du Nord est parallèle à l’augmentation de l’obésité et du diabète – deux facteurs de risque pour les cardiopathies.» 

Référence:
http://www.drnorthrup.com/members/healthwisdom/main_article.php?type=current

Par Stephen Daniells

L’augmentation de la consommation de sucre provenant des aliments transformés et préparés pourrait diminuer le taux de « bon cholestérol », selon une nouvelle étude américaine.

Dans la première étude du genre, qui examinait le lien entre la consommation de sucres ajoutés et le taux de lipides sanguins, les chercheurs de l’Université Emory d’Atlanta rapportent que les sucres alimentaires pourraient également augmenter le taux de triglycérides, qui est un facteur de risque de maladies coronariennes.

Ces résultats, publiés dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), sont basés sur l’analyse de données provenant de 6113 personnes adultes qui ont participé à un sondage – le National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES) – qui a été effectué entre 1999 et 2006.

Les données démontrent également que la consommation quotidienne de sucres ajoutés avait augmenté de 6% depuis la fin des années 70. De plus, 15.8% des calories consommées quotidiennement proviendraient des sucres ajoutés – alors qu’en 1977-1978 c’était seulement 10.6% des calories qui provenaient des sucres ajoutés.

«Les sucres ajoutés sont des additifs alimentaires qui peuvent être reconnus par les consommateurs, et il a déjà été proposé qu’il y ait un étiquetage spécifique des emballages des nourritures et breuvages qui en contiennent,» selon l’équipe de chercheurs, conduite par Jean Welsh.

«Les résultats de notre étude démontrent que l’augmentation de la consommation de sucres ajoutés est associée à des facteurs de risque importants pour les maladies cardiovasculaires, incluant un niveau de cholestérol HDL plus bas, un niveau de triglycérides plus élevé, et un ratio triglycérides/HDL plus élevé,» ont-ils ajouté.

Détails de l’étude

Welsh et ses collaborateurs ont vérifié si la consommation de sucres ajoutés pouvait affecter le taux de lipides sanguins; en particulier le niveau de HDL (bon cholestérol), de LDL (mauvais cholestérol), et de triglycérides. En utilisant les données de l’étude NHANES, les chercheurs ont regroupé les participants selon leur consommation de glucides : les participants du groupe de référence consommaient moins de 5% des calories totales en sucres ajoutés, et les autres groupes consommaient de 5 à 10%, de 10 à 17.5%, de 17.5 à 25%, et 25% et plus des calories totales en sucres ajoutés.

Les résultats ont révélé que le niveau de HDL était plus bas chez les personnes qui consommaient une plus grande quantité de sucres ajoutés. Le groupe de référence avait un taux moyen de HDL moyen de 1.5 mmol/L, alors que les participants qui consommaient la plus grande quantité de sucres ajoutés avaient un taux de HDL moyen de 1.2 mmol/L.

De plus, une grande consommation de sucres ajoutés était associée à une augmentation du niveau des triglycérides et du ratio triglycérides/HDL, selon les chercheurs.

Le coupable serait le fructose

En discutant des mécanismes potentiellement en cause dans cette diminution du niveau de HDL, Welsh et ses collaborateurs ont noté que, même si les mécanismes actuels ne sont «pas complètement élucidés», les études indiquent que le fructose jouerait un rôle important. Le fructose est un monosaccharide que l’on retrouve en grande quantité dans presque tous les sucres ajoutés. On a déjà démontré que ce glucide augmentait la production de gras dans le foie, mais aussi la production des triglycérides et des liprotéines de basse densité (LDL).

«Bien que des essais cliniques à long terme qui étudieraient l’effet de la réduction des sucres ajoutés et des autres hydrates de carbone sur les profils lipidiques soient requis, nos données soutiennent les directives alimentaires qui ciblent une réduction de la consommation de sucres ajoutés,» ont ajouté les chercheurs.

À noter: les fruits sont également source de fructose, mais les fibres et les antioxydants qu’il contiennent en réduisent l’impact sur le cholestérol.

Source:

J.A. Welsh et al. “Caloric Sweetener Consumption and Dyslipidemia Among US Adults” JAMA 2010, Volume 303, Issue 15, Pages 1490-1497

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