Dans son bulletin mensuel de février 2010, la Dre Christiane Northrup s’attaque aux mythes entourant l’importance qu’on donne au cholestérol. Le sous titre de son article est: «Réduire le cholestérol n’est ni la meilleure ni la seule façon de protéger votre cœur». Dans cet article elle présente cinq stratégies qu’elle recommande à ses patientes pour protéger la santé de notre cœur. Notons que la Dre Northrup est une gynécologue de renom international et auteure du best-seller «The Wisdom of Menopause» dont la version française s’intitule «La sagesse de la ménopause». Elle a été invitée à plusieurs reprises à parler des hormones bio-identiques lors des émissions d’Oprah Winfrey, qui l’a appelée «sa gynécologue préférée». Son site internet est http://www.drnorthrup.com/.

Dans ce bulletin, la Dre Northrup souligne d’abord les faits suivants:

- Les cardiopathies sont la cause #1 de décès des femmes de nos jours.
Les maladies cardiovasculaires (MCV) sont en partie le résultat de l’accumulation de gras oxydé dans les vaisseaux sanguins. Ce gras se calcifie et éventuellement endommage les vaisseaux sanguins et le cœur. Ce risque peut être mitigé par l’alimentation, l’exercice et des changements au style de vie, mais la majorité des médecins parlent surtout de réduire à tout prix le niveau de cholestérol. Les statines sont leur cheval de bataille, qui ironiquement affaiblissent le cœur et causent des effets secondaires qui augmentent le risque de cardiopathie. Les études pointent de plus en plus vers la consommation excessive de sucre et une carence en certains nutriments comme cause première des MCV – et non pas les gras alimentaires ou le cholestérol. «J’ai bien dit», «d’insister la Dre Northrup», «Les gras alimentaires ne sont pas la cause des maladies du cœur comme on nous a longtemps fait croire. Le coupable c’est l’inflammation. Et la cause première de l’inflammation est le sucre. La montée en flèche de la consommation du sucre en Amérique du Nord est parallèle à l’augmentation de l’obésité et du diabète – deux facteurs de risque pour les cardiopathies.»

Quelque chose de mieux que les statines
De nos jours, on prescrit des médicaments pour le cholestérol même lorsque celui-ci est à 200 ou moins. «Ceci est ridicule» dit la Dre Northrup, n’y allant pas par quatre chemins. Elle souligne que le corps, et le cerveau en particulier, ont besoin de cholestérol pour fonctionner adéquatement. Un niveau trop faible de cholestérol augmente le risque de dépression et compromet la santé hormonale, car les hormones stéroïdes (œstrogènes, progestérone, testostérone, etc.) sont produites à partir du cholestérol. Selon la Dre Northrup, si le niveau de cholestérol est de moins de 175 mgs, et le HDL est 60 ou plus, vous n’avez certainement pas besoin d’une statine. Parmi les effets secondaires des statines notons: l’affaiblissement des muscles et perte de masse musculaire, atteinte à l’intégrité du foie, du cerveau et des nerfs et dépression. Les statines sont également au banc des accusés pour certains cancers et pour les maladies de cœur. La principale raison que ces médicaments portent atteinte au cœur est qu’ils bloquent la production de cholestérol en entravant l’action de l’enzyme HMG-Co-A réductase, ce qui a pour effet de bloquer également la production de deux nutriments vitaux – la coenzyme Q10 et d’autres substances qui sont indispensables à la santé des cellules et du cœur. 


La Dre Northrup invite les femmes à concentrer leurs efforts plutôt sur des façons de protéger leur cœur qui sont plus en harmonie avec la nature, p. ex. en faisant des efforts au niveau de l’alimentation, de l’exercice et du contrôle du stress émotif. Les statistiques ne mentent pas: pas moins de 50% des victimes de crises cardiaques ont des niveaux sains de cholestérol. Il est donc assez évident qu’il y a quelque chose de plus à faire que de se soucier de son cholestérol. Et, même à ce chapitre, la Dre Northrup souligne qu’il y a bien des substances naturelles qui peuvent aider votre corps beaucoup mieux que toutes les statines au monde. Elle décrit cinq de ses substances favorites, qu’elle conseille à ses patientes:

Le magnésium. Parmi ses multiples rôles dans le corps, le magnésium aide à stabiliser le courant électrique qui active le muscle cardiaque. Il aide aussi à relaxer les muscles lisses dans les vaisseaux sanguins, contribuant ainsi à maintenir une tension artérielle et un tonus vasculaire normaux et à aider l’insuline à transporter le glucose dans les cellules, ce qui réduit le stress glycémique. Étant donné qu’il aide à relaxer les muscles, il est administré comme premier secours dans le cas de crise cardiaque pour prévenir les dommages au cœur et même prévenir le décès de la victime. De fait, 40 à 60 pour cent des morts soudaines causées par une crise cardiaque sont dues à des spasmes artériels – et non pas, comme on le pense souvent, à des obstructions par des caillots ou des arythmies. Malheureusement, les déficiences en magnésium sont beaucoup plus communes qu’on le pense à cause de la culture industrielle des légumes. Certains médicaments causent aussi l’appauvrissement en magnésium. La Dre Northrup suggère une dose quotidienne de 250 à 500 mg de magnésium. Les personnes à risque de problèmes cardiaques devraient prendre 500 mg par jour en deux doses.

Les Omega-3 provenant du poisson. Une étude très importante aux États-Unis (Nurses’ Health Study) avait constaté que les femmes qui consommaient du poisson une fois par semaine réduisaient leur risque d’accident vasculaire cérébral de 22% alors que celles qui mangeaient du poisson cinq fois ou plus par semaine diminuaient leur risque de 52%. Des études ont également montré que 3 g par jour d’huile de poisson contenant les ingrédients actifs EPA et DHA offraient une protection cardiovasculaire en rendant les plaquettes plus glissantes et en diminuant l’inflammation cellulaire. L’évidence que les gras de type Omega-3 provenant du poisson est si indiscutable que la American Heart Association recommande maintenant la consommation du poisson au moins deux fois par semaine. Les poissons gras tels que le saumon, préférablement le saumon sauvage en provenance des milieux marins non pollués, sont les meilleures sources d’Omega-3.

Les vertus du poisson continuent à faire les manchettes. Ainsi, on vient d’analyser 97 études cliniques sur les effets des différents agents capables de faire baisser les lipides sanguins comme le cholestérol (statines, fibrates, résines, niacine et huiles de poisson). C’est l’huile de poisson qui est sortie championne pour réduire la mortalité totale et la morbidité reliées aux maladies du cœur. Si vous n’aimez pas le poisson, la Dre Northrup conseille un supplément contenant 1,000 à 5,000 mg d’oméga-3 par jour en provenance d’huile de poisson, de lin, de chanvre ou d’algues.

La crème à la progestérone bio-identique. La Dre Northrup, qui prescrit la progestérone bio-identique sous forme transdermique (formulations préparées en pharmacie), croit fermement dans les bienfaits de cette hormone pour les femmes de tout âge, de la puberté à la ménopause. En effet, une déficience dans la production endogène de cette hormone peut survenir à tout âge, bien que la préménopause soit la période où bien des femmes sentent la chute soudaine des niveaux de cette hormone lorsque l’ovulation se met à péricliter (la progestérone est produite dans la deuxième partie du cycle par le follicule qui a libéré un œuf lors de l’ovulation). C’est cette chute de la progestérone qui déclenche la tempête hormonale que bien des femmes connaissent et qui affect tant leur qualité de vie pendant cette traversée parfois houleuse vers la ménopause installée où le calme finit par revenir lorsque l’équilibre se fait de nouveau entre l’œstrogène et la progestérone!

Selon la Dre Northrup, l’évidence scientifique s’accumule concernant le rôle protecteur de la progestérone pour le système cardiovasculaire. Elle prédit que dès la présente décennie nous allons voir des études qui démontreront sans l’ombre d’un doute que la progestérone diminue l’ampleur et la durée des constrictions des artères coronaires. Toutefois elle fait une mise en garde, qui s’adresse surtout au monde médical: «Ne soyez pas dupe», dit-elle, «en pensant que tout ce qui passe pour de la progestérone va fonctionner.» Elle cite une étude récente qui a examiné les effets de l’AMP (acétate de medroxyprogestérone), une progestine qui imite la progestérone à certains égards, par rapport à la progestérone bio-identique, dont la molécule est identique à la progestérone humaine. Cette étude a démontré qu’il faut qu’un niveau minimum de progestérone soit présent pour que le système cardiovasculaire chez les femmes fonctionne normalement. Toutefois les progestines ne peuvent fournir cet apport car leur rôle dans le corps est limité et de fait un de leurs effets secondaires est d’augmenter les risques de vasospasmes, qui peuvent occasionner la constriction soudaine et parfois fatale des artères coronaires.

Comme le fait remarquer la Dre Northrup, la périménopause est le moment où les déficiences en progestérone risquent de rendre les artères coronaires plus vulnérables. ! Toutefois, elle met les femmes en garde concernant les hormones synthétiques que bien des médecins continuent de prescrire, car plusieurs ne font toujours pas la distinction entre la progestérone et les progestines: «Faites vos propres recherches» dit-elle aux femmes. «Puis, avant d’accepter des prescriptions de médicaments ou d’hormones synthétiques potentiellement nocives, demandez à votre praticien de la santé de vous prescrire de la progestérone bio-identique administrée par voie transdermique.» (nota: ces ordonnances sont remplies par des pharmaciens préparateurs spécialisés).

La Dre Northrup parle aussi de sa propre expérience clinique à ce propos et d’études plus petites qui ont démontré que l’angine peut être traitée efficacement grâce à un apport d’une quantité aussi minime que 20 mg par jour de progestérone appliquée sur la poitrine, les côtes et les mains une ou deux fois par jour. Elle note que la progestérone administrée par voie orale (p. ex. Prometrium) ne fonctionne pas aussi bien pour ce genre d’usage.

La levure de riz rouge. La Dre Northrup signale qu’au cours des dernières années plusieurs études scientifiques ont démontré que la levure de riz rouge était aussi efficace pour faire baisser le cholestérol, et en particulier le cholestérol LDL (qu’on surnomme «mauvais cholestérol») que les statines. La levure de riz rouge, qui est un type de champignon qui croît sur une variété de riz qu’on trouve communément en Asie, contient de la lovastatine naturelle. Cette lovastatine est identique à l’ingrédient de base qu’on trouve dans les statines pharmaceutiques, sauf que ces dernières sont de fabrication synthétique et par conséquent ont beaucoup d’effets secondaires que la levure de riz rouge naturelle n’a pas. L’action de la levure de riz rouge pour faire baisser le cholestérol est tellement efficace que la Dre Northrup met les utilisateurs en garde d’utiliser en même temps un supplément de coenzyme Q10 car, comme on sait, les statines réduisent la production endogène de cette enzyme indispensable à la santé du cœur.

Nota: Pour plus d’information sur la levure de riz rouge, consultez l’excellent article publié dans www.passeportsante.net. Voici le lien directement à l’article:
http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=levure_riz_rouge_ps

La niacine. La niacine, qu’on connaît aussi sous le nom de vitamine B-3, est de fait un autre «statine» naturelle que nous offre la nature. La Dre Northrup mentionne que les médecins recommandent souvent ce supplément car il est reconnu pour augmenter le cholestérol HDL (le bon cholestérol), réduire l’inflammation et relaxer les constrictions artérielles. Des études ont même montré que la niacine fonctionnerait en empêchant le foie d’éliminer le bon cholestérol. Une étude récente a aussi comparé la niacine à Zetia, une statine prescrite pour faire baisser le cholestérol. Au bout de 14 mois, la niacine avait réduit la plaque artérielle de façon significative chez les patients, alors que Zetia l’avait fait augmenter!!! La forme de niacine utilisée dans cette étude ne s’obtient toutefois que par ordonnance médicale. Il s’agit d’une forme à libération prolongée.

Commentaire de Micheline…
On sait quand même que la niacine prise en supplément ordinaire qu’on trouve en vente libre fonctionne – à preuve les bouffées qui s’en suivent, surtout si on la prend seule. Il n’y a toutefois pas lieu de s’inquiéter de ces bouffées, elles sont passagères et sans danger. Ça donne simplement l’assurance que vous en avez pris une dose efficace!

Écoutez votre cœur
La Dre Northrup conclut en faisant remarquer que non seulement les dépôts de plaque artérielle et le cholestérol LDL oxydé pouvait causer la constriction des vaisseaux sanguins, mais presque tout aussi important sont les troubles d’origine émotive comme la dépression, l’anxiété, la panique et le chagrin mal géré. Elle parle de son expérience de voir des femmes qui avaient su garder leur joie intérieure et leur disposition ensoleillée malgré les revers et les épreuves de la vie demeurer en santé jusqu’à un âge avancé malgré des niveaux élevés de cholestérol alors que des femmes beaucoup plus jeunes ayant des niveaux de cholestérol normaux mais qui s’apitoyaient sur elles-mêmes et entretenaient des pensées dépressives, négatives ou hostiles se sont retrouvées avec une cardiopathie dans la cinquantaine. Il est évident, comme dit la Dre Northrup, que de se contenter de prendre des statines pour régler un problème de cholestérol ne va définitivement pas au «cœur» de la question!

Références scientifiques:
SOURCE: http://www.drnorthrup.com/
Lien complet: http://www.drnorthrup.com/members/healthwisdom/main_article.php?type=current
(Si vous n’êtes pas membre de ce site, il se pourrait que vous ne puissiez y accéder.)

 

www.santedesfemmes.com

Commentaires   

0 #1 DEMASANTOINETTE 17-04-2013 20:35
Felicitations pour cet article très interressant et éducatif.
Merci pour le soutien et l aide morale.
Demas Antoinette
Vilajoiosa Espagne
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