(Révisé le 27 février 2013)  Le cholestérol est une matière grasse qui joue un rôle absolument primordial dans notre corps tout d’abord parce qu’il constitue la composante de base de la membrane cellulaire – ce qui veut dire que nos cellules lui doivent leur intégrité. De plus, il est une composante des acides biliaires indispensables à la digestion, il constitue le précurseur de toutes nos hormones stéroïdes et il permet à la peau exposée au soleil de synthétiser la vitamine D3.

Lors de votre bilan de santé annuel, un test sanguin permettra au laboratoire d’informer votre médecin de l’état de votre cholestérol au moyen de deux chiffres: un pour le cholestérol «LDL» et l’autre pour le cholestérol «HDL». On qualifie le cholestérol LDL de «mauvais» et le cholestérol HDL de «bon». Toutefois, ce n’est pas le cholestérol lui-même qui est bon ou mauvais, mais plutôt la protéine qui lui sert de système de transport. Pour circuler dans le sang, les matières grasses comme le cholestérol et les triglycérides ont besoin d’une molécule transporteuse, qu’on appelle lipoprotéine. Le LDL est une protéine de basse densité, fabriquée dans le foie et qui transporte le cholestérol vers les différents organes et à toutes les cellules du corps.

Le cholestérol qui est lié à la lipoprotéine LDL s’oxyde plus facilement et a tendance à coller aux parois des artères, constituant ainsi un important facteur de risque pour les maladies cardiovasculaires. Pour ce qui est du bon cholestérol, ou HDL, il s’agit d’une lipoprotéine de haute densité fabriquée dans le foie et les intestins. Elle assure le transport de retour, c’est-à-dire qu’elle se lie au cholestérol qu’elle trouve sur les parois des artères ou qui traîne ici et là dans la circulation et le ramène vers le foie d’où il sera excrété. Votre médecin voudra que le HDL et LDL se maintiennent en équilibre afin de minimiser les risques d’athérosclérose.

Tout l’organisme humain doit se maintenir dans un état d’équilibre qu’on appelle «homéostasie», défini comme «La tendance des organismes vivants à maintenir constantes les conditions essentielles à sa survie». Un des principaux rôles de l’homéostasie est de maintenir des mécanismes de feedback qui permettent au corps de faire les ajustements nécessaires au fur et à mesure qu’évoluent les circonstances externes (p. ex. la quantité de nourriture disponible) ou d’autres facteurs, tels que le vieillissement. On sait que le cholestérol est le précurseur ou matière première dont l’organisme se sert pour fabriquer toutes les hormones stéroïdes: pregnénolone, DHEA, progestérone, estrogène, testostérone.

La détérioration de la fonction reproductive, qui est le changement le plus dramatique qui se produit avec le vieillissement, est reliée à un ensemble complexe de facteurs, en particulier de nos systèmes de feedback. D’une part, les organes cibles, qui reçoivent les messages hormonaux peuvent devenir moins réceptifs à ces messages, ou réagir beaucoup plus lentement. Typiquement, les niveaux hormonaux changent et le déséquilibre hormonal s’installe.

Autant chez les hommes que chez les femmes, les principaux signes de perturbations hormonales dues à l’âge sont: une plus grande tendance à la dépression, le gain de poids à l’abdomen, les problèmes reliés directement au déséquilibre hormonal tels que le cancer du sein ou de la prostate, la perte de masse musculaire et osseuse, la perte de mémoire, glucose sanguin à la hausse, et, bien entendu, les troubles cardiovasculaires dont les premiers symptômes sont souvent l’hypertension et l’élévation du cholestérol.

Typiquement, en médecine conventionnelle ces différents problèmes seront traités isolément les uns des autres, et les bouteilles de médicaments se multiplieront sur votre comptoir avec le temps. Mais la science ouvre maintenant des pistes de solution pour s’attaquer à la cause véritable de ces divers problèmes plutôt qu’aux divers symptômes, qui sont en réalité des signaux que le corps est en détresse et qu'il ne peut plus maintenir l’homéostasie indispensable à sa survie à long terme.

Un des bienfaits de l’oestrogénothérapie administrée aux femmes à la ménopause est une augmentation du cholestérol HDL. Une étude vient de confirmer la validité de cette expérience en administrant une thérapie de remplacement hormonal à des personnes qui avaient un problème d’hypercholestérolémie difficile à contrôler par les changements à l’alimentation et au style de vie, ou même par la médication.

À noter en passant que de plus en plus de gens hésitent à prendre des statines pour contrôler le cholestérol car il est maintenant reconnu que ces médicaments perturbent la production d’énergie par le corps, affaiblissent les glandes surrénales, réduisent la coenzyme Q10, endommagent les reins et entravent la fonction immunitaire. Ce qui fut remarquable de cette étude est que TOUS les sujets qui ont utilisé l'hormonothérapie ont vu leur cholestérol se stabiliser et atteindre un ratio LDL/HDL désirable.

Les chercheurs en ont conclu que lorsque la production des hormones commence à décliner, notre corps essaie de corriger le problème en augmentant la production de cholestérol, qui est, souvenons-nous, la matière première dans la production des hormones stéroïdes. Donc, le circuit de feedback que le corps reçoit par homéostasie produit une tendance quasi irrépressible vers l’augmentation de cette matière première.

On voit d’ailleurs le même phénomène au travail pendant la grossesse, alors que les niveaux de cholestérol augmentent en réponse aux besoins très particuliers de la gestation. Par exemple, le niveau de progestérone augmente dramatiquement, sans quoi la femme risque de faire une fausse couche.

En résumé, quand la production hormonale commence à décliner à cause de l’âge, notre corps a recours à des mécanismes compensatoires pour essayer de corriger le déséquilibre hormonal qui s’installe en augmentant sa production de cholestérol. Donc, une approche qui permettrait de s’attaquer à la CAUSE du problème plutôt qu’à ses symptômes serait un remplacement hormonal «fait sur mesure» et respectueux de la nature, basé sur des hormones bio-identiques administrées par voie transdermique, tel que le recommandait le Dr John Lee, M.D.

Par contre, quand les médecins cherchent à faire baisser le cholestérol à tout prix, cette approche est tout simplement contre-productive et même dangereuse chez les femmes car elle va causer une carence des hormones stéroïdes qui jouent un rôle primordial dans le maintien de la santé cardiovasculaire. Des études récentes ont d'ailleurs constaté que les femmes de plus de 60 ans qui ont un bon niveau de cholestérol jouissent d'une plus grande longévité.

 




Références et lectures recommandées:

- Dr John R. Lee, M.D., «Tout savoir sur la préménopause», Éditions Sully
- Dr. George Gillson, M.D., «La thérapie hormonale plus efficace et sécuritaire, c'est possible!»

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