La plupart des gens ne connaissent même pas l’endroit où se situe leur vésicule biliaire, et encore moins son utilité, bien que les troubles de la vésicule biliaire soient la maladie digestive la plus courante aux États-Unis. Elle affecte plus de 20 millions d’américains, avec un million de nouveaux cas diagnostiqués chaque année. La moitié de ces personnes ont eu recours à une chirurgie pour enlever les calculs biliaires ou pour enlever la vésicule biliaire.

Ce que l’on appelle les «crises de foie» sont extrêmement douloureuses. Les douleurs sont souvent ressenties dans le haut du ventre à droite, au niveau de l’os de la clavicule droite, ou dans le dos sous l’omoplate droit (l’os en forme d’aile qui se situe dans le dos sous l’épaule et au-dessus des côtes). Même si elles ne sont pas ressenties exactement à l’endroit où est située la vésicule biliaire elle-même, on appelle ces douleurs, des douleurs «projetées». Les autres symptômes incluent des ballonnements, des gaz, la nausée et des douleurs à l’estomac, spécialement après les repas.

Si le canal cholédoque est obstrué, vous pourriez bien avoir un ictère (jaunisse) et le blanc des yeux jaunâtre. La bonne nouvelle est que la plupart d’entre nous pouvons éviter les calculs biliaires et les troubles de la vésicule biliaire en suivant quelques simples conseils de prévention.

Les femmes ont deux fois plus de risque de développer des calculs biliaires, qui sont probablement dus à une dominance en oestrogènes et à l’utilisation excessive des oestrogènes dans les thérapie hormonales substitutives (THS).
D’autres facteurs de risque incluent l’alimentation en général, spécialement les régimes impliquant une perte de poids rapide, et l’obésité. Par logique, on croirait que les aliments frits contribuent aux troubles de la vésicule biliaire. Mais aucune étude n’a pu prouver cette relation à ce jour. De plus, les tentatives d’identifier les aliments coupables ont échoué. Par conséquent, la plupart des patients trouvent difficile d’identifier les aliments responsables de leurs troubles de la vésicule biliaire.

Le travail interne de la vésicule biliaire

La production de la bile par le foie est contrôlée par plusieurs facteurs incluant la nourriture que vous absorbez et une variété de polypeptides hormonaux qui proviennent du tractus gastro-intestinal. Une de ces hormones, la somastatine, produite par l’hypophyse, est un régulateur important du système nerveux central. Elle est aussi produite dans la médulla des glandes surrénales, le pancréas et le tractus gastro-intestinal. Cela confirme donc le lien essentiel qui existe entre le cerveau et le corps. Ces hormones sont sont contrôlés parle système nerveux autonome et donc échappent au contrôle volontaire. Cependant, les hormones sexuelles et les fibres jouent aussi un rôle important dans l’écoulement de la bile et de ses constituants, et ceux-ci sont sous votre contrôle. Pour comprendre leur rôle, vous devez comprendre comment la bile est transportée jusqu’aux intestins et les facteurs qui influencent la fluidité de la bile.

Les canaux hépatiques
Sur le plan fonctionnel, le foie est l’organe le plus volumineux du corps. Il est divisé en deux sections. À environ 2.5 cm de la sortie du foie, les deux canaux hépatiques se rejoignent pour former le canal hépatique commun. Environ 2 cm plus loin, un canal arrive de la vésicule biliaire pour se jeter dans le canal hépatique commun. La vésicule est comme un sac creux en forme de poire qui a environ la taille du pouce. Par conséquent, un peu de bile est drainée dans la vésicule biliaire qui est alors un réservoir pour la bile en surplus –lorsque requis selon les circonstances. En dessous de la vésicule biliaire, le canal hépatique commun se transforme en ce qu’on appelle le canal cholédoque.

Le canal cholédoque passe sous le pylore (le sphincter à travers lequel les aliments passent pour sortir de l’estomac) jusqu’au duodénum (les 25 premiers cm du petit intestin) pour rejoindre le sphincter d’Oddi, lequel, en se contractant ou en se dilatant, contrôle le flux de la bile qui entre dans le duodénum. Le duodénum suit un chemin en forme de C et est collé contre l’arrière de l’abdomen, tenant en place de façon sécuritaire, contrairement au reste des 6 autres mètres d’intestins qui peuvent bouger à l’intérieur de l’abdomen. Ainsi, le duodénum est un site fixe pour l’entrée du canal cholédoque dans l’intestin.

Fait intéressant, le pancréas est aussi situé contre l’arrière de l’abdomen, et repose à l’intérieur de la forme en C formée par le duodénum. Le pancréas sécrète l’insuline dans la circulation sanguine mais sécrète aussi les enzymes digestives à travers un canal pour arriver dans le Sphincter d’Oddi. Le passage des sécrétions de deux différents organes à travers un seul sphincter est vraiment très remarquable.

Maintenir le flux de la bile
Le flux de la bile est très important pour la santé. Les deux fonctions majeures de la bile sont excrétoire et digestive. Dans sa fonction excrétoire, la bile agit comme un transporteur des toxines et des produits de déchets qui vont être excrétées hors du corps Par exemple, les globules rouges qui deviennent «sénescents» (âgés, non-fonctionnels) après environ 120 à 140 jours sont des déchets à excréter. La rate et le foie sélectionnent les vieilles cellules, gardent le fer, et excrètent le reste sous forme de bilirubine via le foie. C’est la bilirubine qui donne à la bile sa couleur caractéristique. Les solides indésirables comme le sable, la suie et les particules de métal sont également capturés par le foie et éliminés à travers la bile.

L’action digestive de la bile est double: son haut contenu en bicarbonate produit un pH de 8, ce qui constitue un pH très alcalin. Cela est nécessaire pour contrer la grande acidité du liquide gastrique qui arrive de l’estomac, et cela permet aux enzymes intestinales et pancréatiques de travailler efficacement pour digérer la nourriture. Deuxièmement, la bile est un émulsifiant extraordinaire, ce qui veut dire qu’elle brise les molécules de graisse que vous avez mangé en de petites gouttes de gras, qui sont instantanément digérées par la lipase, une enzyme pancréatique.

Les enzymes pancréatiques sont vraiment puissantes – l’amylase digère les féculents; la protéase digère les protéines; et la lipase digère les gras. C’est un mystère de comprendre comment le canal pancréatique peut transporter ces enzymes si puissantes et ne pas être digéré lui-même.

Le flux de la bile et des sécrétions pancréatiques à travers le sphincter d’Oddi est principalement une question de 1) taille de l’ouverture du sphincter, et de 2) fluidité des sécrétions. Si le sphincter est contracté, le débit sera diminué. La progestérone (et non l’oestrogène, la testostérone, ou l’insuline) produit un relâchement du sphincter, et augmente ainsi le débit de la bile. Ainsi, les personnes qui ont une dominance en œstrogène (causée par une déficience en progestérone) ont plus de risque d’avoir un sphincter d’Oddi contracté. Cela expliquerait pourquoi tant de femmes voient une amélioration de leur digestion après avoir corrigé leur dominance en œstrogène avec une supplémentation en progestérone.

Une autre raison de consommer des fibres
Les fibres aident à éviter que la bile devienne trop visqueuse en réduisant l’absorption du cholestérol dans les intestins, et en réduisant également sa synthèse. Un des ingrédients principaux de la bile est le cholestérol, la plupart des molécules étant sous forme de cristaux de monohydrate de cholestérol. Le cholestérol se lie avec les granules de bilirubinate de calcium et forme une espèce de boue biliaire. La boue biliaire peut obstruer le sphincter d’Oddi. De plus, ces cristaux et ces granules peuvent se fusionner pour former des calculs qui peuvent obstruer totalement le sphincter d’Oddi, ou qui peuvent s’accumuler dans la vésicule biliaire, ce qui mène éventuellement à une chirurgie pour enlever la vésicule biliaire.

Lorsque le sphincter d’Oddi est obstrué, la bile reflue vers le canal pancréatique. Cela est particulièrement désastreux puisque l’addition de l’effet émulsifiant de la bile, combiné avec les enzymes digestives très puissantes cause des dommages aux tissus pancréatiques et mène à la pancréatite. Les boues biliaires sont la cause probable de 30 à 50 % des pancréatites récurrentes, qui ne sont pas extrêmement douloureuses et difficiles à traiter, mais qui peuvent souvent être fatales.

Les autres facteurs qui contribuent à ralentir le flux de la bile sont le sucre et les féculents raffinés trop chauffés, et un style de vie sédentaire. Une fois qu’une personne a eu une pancréatite, elle doit absolument cesser de consommer de l’alcool.

Directives pour la prévention des troubles de la vésicule biliaire

  • Évitez les aliments frits, spécialement si vous vous sentez mal après en avoir consommé.
  • Évitez le sucre et les féculents hautement raffinés>
  • Buvez beaucoup d’eau de bonne qualité
  • Identifiez la dominance en oestrogènes et corrigez-la lorsque présente
  • Assurez-vous d’avoir un niveau adéquat de progestérone (un test salivaire peut vous aider).
  • Consommez de 20 à 24 grammes de fibres par jour. Un supplément peut également aider.
  • Ne soyez pas effrayés de consommer de l’huile d’olive et des acides gras oméga-3 provenant du poisson.
  • Gardez votre foie en santé.
  • Si vous avez déjà souffert de pancréatite, vous devez absolument éviter tout alcool.
  • Ne surchauffez pas les aliments
  • Éviter les régimes de perte de poids rapide
  • Mastiquez bien votre nourriture. Prenez le temps de manger tranquillement, et mettez de côté la colère et le stress.

Pour plus d’informations concernant l’équilibre hormonal et la prévention de la dominance en oestrogènes, vous pouvez vous procurer le livre du Dr John Lee

Tout savoir sur la préménopause, Éditions Sully (ce livre s’adresse aux femmes de la puberté à la ménopause).

 

 

Source:
http://www.virginiahopkinstestkits.com/gallbladder.html

Commentaire de Micheline:
Notre foie est un véritable laboratoire de transformation et d’élimination des hormones. Qu’il s’agisse des hormones que notre corps produit ou des hormones que nous prenons en supplément, après avoir apporté leur message à nos cellules les hormones se dirigent vers le foie pour être métabolisées et éliminées. Là, les oestrogènes vont subir des transformations: l’oestradiol sera converti en oestrone puis en oestriol avant d’être éliminé. Cependant, dans certaines circonstances et en présence de gras trans, le foie peut transformer l’oestrogène en «mauvais oestrogène » (oestrogène catéchol), qui peut donner lieu à des mutations menant au cancer. 

Il est recommandé de faire un bon nettoyage du foie avant de commencer à prendre des hormones. C’est une condition indispensable pour bien profiter de l’hormonothérapie. De plus, il faut éviter de prendre l’œstrogène par voie orale car cela augmente les facteurs de coagulation sanguine lors du premier passage au foie. C’est la raison pour laquelle l’œstrogène pose un risque d’accidents vasculaires cérébraux, de thromboses et d’embolies.

Je suggère fortement le Grand Nettoyage du Foie, une cure élaborée par la Dre Hulda Clark. Vous trouverez tous les détails sur le site suivant:

http://santenaturelle.over-blog.net/pages/Le_grand_Nettoyage_du_Foie_Dr_Clark-1263048.html

Il vaut vraiment la peine de faire cette cure exactement comme elle est décrite sur ce site.  Il est fortement conseillé de faire au préalable une cure antiparasitaire et un nettoyage des reins.  Pour la cure antiparasitaire, le mieux est d’utiliser le «zapper» suggéré par la Dre Clark, sinon faites une cure à base de plantes.  Un activateur de bile, comme le produit «Phénobile» de la compagnie Vachon pourrait aussi aider à passer les calculs biliaires le lendemain de la cure.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir