Une étude menée à l’Université de Gothenburg en Suède, et qui durait depuis les années 60, s’est penchée sur les niveaux d’homocystéine chez 1,500 femmes âgées de 38 à 60 ans et a conclu que les femmes dont le niveau d’homocystéine est plus élevé couraient deux fois plus de risque de développer une démence comme la maladie d’Alzheimer à comparer aux femmes qui avaient un niveau plus bas de cet acide aminé. On sait que l’homocystéine est un sous-produit du métabolisme, entre autres de la digestion des viandes, mais d’autres facteurs importants peuvent causer une élévation de l’homocystéine, notamment une déficience en vitamines B, des facteurs génétiques, le vieillissement, des problèmes rénaux, et autres que les scientifiques travaillent à identifier. Un surplus d’homocystéine augmente le risque de plusieurs maladies (voir plus loin) chez les personnes en santé et met en péril la survie des gens ayant des troubles de santé préexistants.

Cette étude marque un jalon dans les connaissances actuelles sur l’homocystéine, et constitue l’évaluation la plus longue et approfondie de la relation entre les niveaux d’homocystéine chez les femmes et les démences de toutes sortes, y compris l’Alzheimer. Les conclusions de l’étude sont très claires: les femmes dont le niveau d’homocystéine avait été chroniquement élévé pendant plusieurs années avaient doublé leur risque de souffrir de la maladie d’Alzheimer, et au total leur risque de souffrir d’une forme ou l’autre de démence était 70 pour cent plus élevé. Le Dr Zylberstein, le directeur de cette étude, affirme: «De nos jours, dans notre pratique clinique, nous utilisons les analyse d’homocystéine surtout pour évaluer les niveaux de vitamines chez les individus. Toutefois, ces résultats nous indiquent clairement que nous pourrions utiliser ces mêmes analyses pour évalues les risques de ces mêmes patientes de développer une démence. Cela nous fait entrevoir la possibilité d’entreprendre un traitement préventif à un très jeune âge.»

Note de l’éditeur de cet article publié sur le site web de la Life Extension Foundation:
L’Homocystéine peut être réduite en prenant un supplément d’acide folique et de vitamines B12 et B6. Les personnes ayant des niveaux d’homocystéine qui ne répondent pas à un apport plus élevé de ces vitamines, peuvent parfois y parvenir en ajoutant 1000 à 3000 mg de trimethylglycine (TMG) par jour. Si cela ne fonctionne toujours pas, il faudrait alors prendre une forme métaboliquement active d’acide folique appelée 5-methyltétrahydrofolate en doses quotidiennes de 2000 mcg jusqu’à concurrence de 10,000 mcg. Les niveaux optimaux d’homocystéine se situent à moins de 7 à 8 µmol/L.

Il reste à savoir si des niveaux élevés d’homocystéine contribuent directement à la démence ou si c’est plutôt attribuable à un facteur associé à cette condition. Il est important de noter que si des niveaux élevés d’homocystéine peuvent être causés par une carence en acide folique et vitamine B12, cela peut également se produire même lorsque les niveaux de ces nutriments sont considérés comme normaux selon les normes couramment établies.

Dans un autre courant d’investigation sur l’Alzheimer, des douzaines d’études récentes relient l’inflammation et le stress oxydatif à un risque accru de cette maladie car on remarque une accumulation de cytokines inflammatoires sur les neurones des personnes souffrant de ce type de démence. C’est pourquoi les chercheurs à la pointe de la recherche dans ce domaine étudient des thérapies telles que l’apport de nutriments anti-inflammatoires et des antioxydants qui réduisent le stress oxydatif, et des agents de chélation naturels (tels que le thé vert) qui réduisent les niveaux de fer circulant dans le cerveau.

L’acide folique est nécessaire à la synthèse de l’ADN et pour fabriquer le S-adénosylmethionine (SAMe). Une étude sur 126 patients âgés, dont 30 souffraient d’Alzheimer, a constaté que les niveaux d’acide folique dans le fluide cérébrospinal étaient beaucoup plus bas chez les patients ayant développé cette maladie à un âge plus avancé (Serot JM et al 2001) que chez les contrôles du même âge. Une autre étude menée sur les personnes âgées de 70 à 79 ans, a constaté que les personnes ayant des niveaux élevés d’homocynstéine ou un faible niveau d’acide folique avaient des problèmes sur le plan cognitif (mémoire, etc.) même s’ils ne souffraient pas encore de démence diagnostiquée comme telle.

Référence:
http://search.lef.org/cgi-src-bin/MsmGo.exe?grab_id=0&page_id=5977&query=Zylberstein&hiword=ZYLBERSTEINS%20Zylberstein%20

Commentaire de Micheline…
Je n’ai pas encore réussi à convaincre mon médecin, que je vois une fois l’an pour une prise de sang annuelle, d’inclure l’homocystéine dans cette analyse. Je puis vous assurer que je vais dorénavant insister et que je ne lâcherai pas prise tant qu’il n’acquiescera pas à ma demande!!!

Je vous souhaite bonne chance aussi avec votre médecin. Comme je l’ai dit dans un commentaire sur un autre article concernant l’homocystéine, les médecins ne sont pas réellement intéressés à ce facteur de risque pour la santé car ils ne subissent pas de pression de la part des compagnies pharmaceutiques étant donné que ce problème est entièrement contrôlable par des moyens naturels. Il nous incombe donc de prendre les moyens qu’il faut pour les convaincre. Ce serait le bonheur, n’est-ce pas, si nos médecins nous respectaient assez, comme patientes, pour nous faire passer les tests qu’on leur demande!!! Mais ce n’est qu’en les éduquant sur ces choses et en faisant pression qu’on va y arriver. N’oubliez pas, ce que femme veut… comme consommatrices, nous avons du pouvoir. S’ils en entendent assez parler, ils finiront par se rendre compte qu’ils ne sont pas là seulement pour augmenter le chiffre d’affaires des compagnies pharmaceutiques!


www.santedesfemmes.com

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