Bonjour Micheline,
À 47 ans, je suis ménopausée depuis maintenant 3 ans, suite à une chirurgie. À force de lectures et de recherches, j’ai acquis une bonne connaissance du rôle que jouent les hormones dans mon système et l’importance d’arriver à identifier le dosage hormonale qui m’est approprié. Je prends de l’estrogel et de la progestérone en crème. Bien que mon médecin en médecine naturelle m’indiquait que j’avais une hypersensibilité aux estrogènes, j’ai, depuis un certain temps, l’impression d’avoir un taux trop bas d’estrogènes et trop de progestérone. Après avoir tenté différentes choses, j’ai diminué ma progestérone (j’ai coupé ma dose du soir) et certains symptômes se sont estompés. Entre autre, je dors comme un bébé! Pourtant, toutes les lectures que j’ai faites indiquaient que la progestérone aide à mieux dormir. Actuellement, je suis dans mes jours sans aucune hormone et je constate que mon cerveau est comme embrumé. J’avais justement pris conscience quelques jours après avoir diminué ma progestérone qu’il y avait longtemps que je n’avais pas eu les idées aussi claires. Est-ce l’effet d’avoir plus d’estrogène disponible pour stimuler davantage la production de sérotonine??? Est-il possible que mon corps réagisse mal à la progestérone? C’est tellement compliqué et difficile de s’y retrouver toute seule avec toutes les possibilités d’interactions entre toutes ces hormones!!! Il me faut vous mentionné que mon médecin en médecine naturelle est maintenant à la retraite et il n’est plus là pour me guider dans mes démarches… C’est pourquoi j’ai pensé vous écrire!
Après avoir lu le livre de Madame Lundin (qui, soit dit en passant, est excellent), je me questionne à savoir si ce ne serait pas mes surrénales qui sont cause de tous mes maux, ou encore un niveau trop faible de sérotonine, ou un mélange des deux. J’explique ce qui m’amène à cette réflexion. J’ai vécu une période de stress intense sur une période assez longue au cours des derniers mois, soit d’une partie de l’automne jusqu’au début de l’hiver, et j’ai l’impression que je ne peux tout simplement pas remonter la pente. Jusqu’au début de l’automne, j’étais en possession de tous mes moyens (du moins, je le croyais!) : mon poids et mon humeur étaient stables, j’avais un bon niveau d’énergie, je dormais assez bien, mais graduellement, le sommeil s’est détérioré et la fatigue s’est faite sentir. Je vis des périodes d’anxiété et de panique sur une base trop régulière et j’ai beaucoup de difficulté à me concentrer et à me motiver. Je peux dire que le livre de Madame Lundin est arrivé à point dans ma vie, et représente pour moi une lueur d’espoir. J’ai pris rendez-vous avec mon médecin de famille et j’ai la ferme intention d’arriver à mon rendez-vous bien préparée et déterminée à obtenir toutes les analyses nécessaires pour identifier exactement ce qui ne fonctionne pas bien dans mon corps pour pouvoir y remédier efficacement. Mais, j’aimerais savoir comment déterminer si je réagis mal à la progestérone. Je me suis rappeler que longtemps avant ma chirurgie, j’avais essayé la progestérone en crème et j’avais à ce moment là aussi, pris environ 2 livres par mois. Aussi, pendant mes deux grossesses, j’ai fait beaucoup de rétention d’eau; j’ai pris plus d’une quarantaine de livres à chaque fois, malgré une alimentation équilibrée. Je tiens à vous remercier pour votre site, qui, depuis ma dernière chirurgie me guide dans la découverte de lectures et d’information qui me permettent de mieux comprendre ce qui se passe dans mon corps et dans ma tête. Sentir que nous ne sommes pas seules à vivre ce genre de difficultés est rassurant et aide grandement à garder espoir qu’on peut améliorer sa condition…
Continuez votre beau travail!
Mona
Pour en savoir plus sur le site de Mia Lundin «Aux femmes qui ont l’impression de devenir folles, cessez de souffir en silence»,
Bonjour Mona,
Je vous remercie de votre commentaire et de me parler de votre expérience, qui est très intéressante et pourrait aider d’autres femmes. À défaut de pouvoir faire des analyses pour voir où vous en êtes rendue dans vos niveaux hormonaux, être à l’écoute de votre corps est la meilleure option. Il est en effet possible d’avoir trop de progestérone, surtout si on utilise la progestérone transdermique depuis un certain temps ou si on applique plus que 20 mg de progestérone par jour car ce type de progestérone peut s’accumuler dans les tissus.
En conséquence, les récepteurs cellulaires deviennent sourds et la progestérone devient inefficace. En diminuant la dose, vous avez du coup rendu la progestérone et l’oestrogène plus efficaces, car ces deux hormones agissent en synergie. Étant donné que vous utilisez Estrogel, je doute que vous manquiez d’oestrogène — c’est plutôt une déficience «fonctionnelle» en oestrogène que vous avez (c-a-d l’hormone est présente mais ne fonctionne pas) et la raison pour cela est fort probablement le surplus de progestérone dans les tissus.
De fait, quand ce genre de chose se produit il faut habituellement faire un arrêt complet de la crème à la progestérone pendant un ou deux mois pour rétablir la réponse cellulaire à cette hormone. Et concernant votre questions sur la sérotonine, en effet, quand l’oestrogène fonctionne bien, les niveaux de sérotonine augmentent, on a les idées plus claires, l’humeur plus égale, la vie est plus belle, etc. Il est très probable qu’avec le stress que vous venez de vivre, vous ayiez les surrénales «à terre» et que vous ayez besoin d’entreprendre une démarche pour corriger cette situation. Mais c’est quelque chose qui relève davantage des médecines douces que de la médecine allopathique. En passant, il y a des traitements en énergie qui fonctionnent très bien. Une naturopathe peut autoriser un test salivaire qui est plus précis qu’un test sanguin pour mesurer le niveau de progestérone dans le corps quand on prend cette hormone par voie percutanée. Étant donné la complexité de votre cas, je crois qu’il y aurait avantage à ce que vous soyez accompagnée dans votre démarche par une thérapeute qui a de l’expérience à guider les femmes dans l’usage des hormones bio-identiques. Vous pouvez en faire la demande en cliquant sur «Demande de consultation» sur la page d’accueil de notre site.
Concernant l’intolérance à la progestérone, oui — c’est possible que votre corps réagisse fortement à cette hormone. C’est rare mais ça peut arriver. La meilleure chose serait de faire un arrêt plus long pour laisser le corps se reposer puis essayer de nouveau. Il se pourrait aussi que vous soyez allergique à un ingrédient dans le produit que vous utilisez. N’oubliez pas qu’une crème à la progestérone contient 2% de progestérone mais 98% d’autres ingrédients. Ces ingrédients secondaires sont différents d’une crème à l’autre. De plus, il faudrait vous assurer que la crème que vous utilisez contient bien de la progestérone bio-identique et non simplement un extrait d’igname sauvage. Ce serait peut-être une bonne idée, avant de capituler devant ce problème, d’essayer un autre produit.
Vous souhaitant bon succès dans votre démarche, donnez-m’en des nouvelles. En toute amitié,
Merci beaucoup Micheline pour ces informations supplémentaires. La seule question que j’ai est à savoir si le fait d’utiliser l’œstrogène seule pour une période prolongée peut être problématique.Mona
Bonjour Mona,
Dans votre courriel précédent, vous dites que vous êtes «ménopausée suite à une chirurgie», ce qui veut dire, j’imagine, que vous n’avez plus d’utérus. Dans ce cas ne vous inquiétez pas outre mesure de prendre l’oestrogène seul pendant quelque temps. N’oubliez pas que c’est encore dans les protocoles médicaux que l’oestrogène seul est prescrit aux femmes qui n’ont plus leur utérus. Pour la majorité des médecins encore de nos jours, pas d’utérus veut dire pas besoin de prescrire de la progestérone, puisque le rôle de celle-ci, à leur avis, est surtout de protéger l’utérus contre la stimulation oestrogénique qui pourrait mener au cancer.Les médecins tels que le Dr Lee et bien d’autres, qui croient au rôle systémique de la progestérone pour protéger contre tous les cancers hormonodépendants, préconisent bien sûr que la progestérone devrait toujours accompagner l’oestrogène dans les THS. Mais l’impact de l’oestrogène est moins immédiat sur les seins qu’il l’est sur l’utérus. Donc, ne vous inquiétez pas trop d’utiliser l’oestrogène seul et si vous voulez être plus rassurée je vous suggérerais un produit tel que «Triple action: extraits de crucifères et resvératrol» de Life Extension vendu sur le site www.boutiqueantiage.com.
Bonne continuation dans votre démarche de santé,